LES PARFUMS ET LES VOLAILLES DE KOUDAN 7I
une admirable avenue bordée de quatre rangées d'ormes et de jolies maisons que des jardin»
séparent de la chaussée. La Vesgre débouch" ''•' dans une vallée à peine dessinée où finit le Sau ron, ruisseau étroit et clair. Mauletle, village menu, assis au confluent, est un centre de ] duction pour la volaille : plusieurs avicultt s'y sont installés.
La contrée n'a pas seulement cette indusl les prairies des bords de la Vesqre sont remp de bétail appartenant aux fermes de MauIeK de Mocsouris, étalées dans un placide paya fermé par la forêt des Quatre - Piliere, d Bazainville occupe la lisière.
Le terrain parcouru par la route se relève peu, devient sablonneux ; on a planté quelq pins et des taillis de ch''nes pour tirer parti ce pauvre sol où les apiculteurs de Manies Ville apportaient leurs ruches pour que abeilles pussent butiner le pollen des bruyèr surtout on a établi de belles asperçjières. Bc coup de hameaux sur la route; celui du Bou placé sur un monticule, dans un cadre heure possède une dizaine d'aviculteurs. L'un d'e M.' Frère, à qui j'ai été recommandé, m'accuï avec empressement et me montre ses salles d cubation. C'est une véritable bonne fortune ■
d'être reçu par cet éleveur intelligeat qui reçoit 8 ooo œufs par mois pendant neuf mois de l'année et de 3 5oo à 4 ooo en janvier, février et mars.
M. Frère et ses voisins ne font en effet que l'éclosion. Ils achètent les œufs dans les fermes el sur le marché de Houdan et procèdent chez eux à l'incubation artificielle pour vendre ies poussins au dehors. La race de Houdan ne vient qu'au second rang, on s'attache surtout à celle dite de Faverolles, bien qu'elle soit le produit de sélections raisonnées et ne doive rien à ce village. Mais Faverolles sonnait bien à l'oreille et son nom a été adopté. Les faverolles croisés de houdans ont la faveur aujourd'hui : ce sont ces poussins que Toii demande le plus. On fait aussi la race de Cochinchine et l'ancienne variété du pays qui, croisée avec la cochinchinoise, a donné là faverolles.
M. Frère vend par centaines les poussins de trois jours ; au moment où j'entre dans son parquet, il est occupé à emballer cinq cents de ces jolies bestioles. M"" Frère et lui puisent dans la masse grouillante comme en un sac de haricots. On remplit de grands paniers de ces poussins d'un jaune doux, pour les expédier souvent fort loin, mais aussi pour les vendre aux