LES PARFUMS ET LES VOLAILLES DE HOUDA
cultivateurs du voisinage qui trouvent avantageux d'avoir des poulets tout éciof d'attendre la couvée par l'incubation nati due aux poules ou aux dindes.
En ce moment, les poussins se vendent i le cent. Chaque couveuse artificielle fait écl la fois deux cents œufs : pour une telle quan faudrait quarante poules !
Les poussins sont nourris à l'aide d'une de farine d'orge et de riz. C'est la ni^me thode dans tous les parquets du Boulay e autres hameaux.
J'ai retrouvé dans un livre sur l'arront ment de Mantes, publié peu après la révol de juillet par M, Cassan, sous-préfet, des d sur celte industrie, qui semblait déjà for cienne. En i833, Gambais faisait, année mune, pour i5oooo fr. de poulets. L'éU avait lieu par les soins de femmes app accoaoeases qui achetaient tous les œufs vellement pondus, les payant jusqu'à trc quatre sous pièce.
Une première couvée éclosait à Noël. Co le froid est vif à cette époque et que les veuses artificielles n'étaient pas même souj nées, on élevait les poulets sous les foi dont la plupart des maisons étaient alors do
nême au logis quand le nomélait faible. Celait risquer ^e venue en temps anormal ;couveuses, des maladies déci- :s, mais elles tenaient à honpremiers poulets au marché, poursuivaient jusqu'en août, ées produisant les poulets les les bêles étaient nourries d'aet de a basse farine », ensuite I. de sarrasin ; on les envoyait n disposait des abris de paille.
s avaient atteint la taille relîssait avec une pâte de lait et d'un entonnoir, en les tenant Heu calme et obscur pendant )is semaines. Avant l'engraisssait aller au bois quand on roximité ; les éleveurs planbois ou en louaient, car on lurriture à l'aide d'insectes un aisan.
Gambaiseuil, teint de rouille et descendu en un étroit de Rambouillet, passe au- ; l'autre versant est couronné
LES PARFUMS ET LES VOLAILLES DE HOUDA» -jb
par une église isolée qu'enloure un cimetière, c'est celle de la paroisse de Gambais. Le village est à un quart de lieue plus loin, contre les futaies du parc de Neuville enveloppées de murailles. Au cœur de ce beau centre, une porte ouverte entre deux pilastres est surmontée de cette inscription : École pratique d'aviculture.
Cet établissement, le premier créé en France ou à l'étranger, fonctionne depuis ,1888; il h été installé dans le Grand Coavoir français fondé par M. Kouliier-A moult qui, dès 1873, avait réussi à rendre pratiques les systèmes d'incuhalion artilîcielle proposés, depuis 1860, à l'imitation de ceux qui fonctionnent en Egypte el dans l'Extrême-Orient. C'est donc à Gambais qu'est réellement née cette industrie des couveuses devenue si florissante en trente ans.
L'incubation a permis de répandre la race de Houdan dont le joli plumage « caillouté ou papilloté, noir blanc ou jaune-paille », la buppe noire et blanche, font la plus belle variété de nos basses-cours. De là aussi se sont répandues les bètes dites de Faverolles, excellentes pondeuses produisant des poulets particulièrement délicats.
Entré dans cette voie, M. Roullier-Ârnoult a fait faire des progrès considérables à l'élevage
des Tolaîlles; son établissement était sans rival déjà lorsqu'on en a fait le siège de l'école. Pour installer celle-ci, on n'a pas eu à modifier beaucoup les choses, les « grands couvoirs i> ont suffi, on a seulement dû aménager les locaux pour le logement des élèves. Grands élèves, ponr la plupart, car si l'admission a lieu à partir de quinze ans, beaucoup de pensionnaires sont des hommes faits qui sont venus chercher l'enseignement pour une industrie d'agrément et non uniquement une instruction professionnelle. Un des élèves qui m'a accompagné était un étranger de bonne famille et d'excellentes façons.
Quelques élèves prolongent au delà des trois mois d'étude leur séjour à Gambais. Mais ces trois mois sont la durée, normale, bien que parfois on se contente d'un ou deux mois. 11 y a deux catégories, d'après le sexe des élèves, elles alternent de trimestre en trimestre.
L'éducation est surtout pratique ; il n'y a guère de leçons théoriques, les élèves ayant déjà reçu dans d'autres écoles de l'État ou acquis dans les domaines de leurs parents les premiers éléments d'aviculture. On enseigne les méthodes d'élevage les meilleures, les plus nouvelles et les plus productives. Les travaux exécutés comprennent l'incubation naturelle et
iissi lourde, aussi rustique que la :, type classique ; la faverolles ndeuse, peut-élre moins facile à
a obtenu uu prix d'honneur à e-Mein.
Manies tient également une large e jolie bêle, noire et blanche, assez I boudan par le port, mais ayant eu de la huppe qui coiffe si fière-
houdanaise. Les autres variétés levées comme animaux de colleciuire œufs et poussins qui restent iource de revenus de l'établîsseu là toutes les variétés de poules, ifds, de pigeons dont j'ai eu à ëtuïu cours du Voyage en France Q);
bêtes qui sont la galté de nos jette école de Gambais a déjà ir beaucoup à développer le goùl de l'avicullure, aujourd'hui fort ;n mieux, elle a donné à l'élevage 18 volailles une impulsion qui proullata économiques plus heureux
KnldiDsla 34* série te chapitre XIII (élevage este) i dans Is 30° série, chapitre Vlil (la race