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EN BEAU CE CHARTHAINE

est envoyée aux fontames, don précieux e tel pays 1

La culture avait reçu un grand développe aux environs de Voves par la création d'un crerie; cette usine a sombré, menaçant le d'un désastre. Les propriétaires et les fen se sont résolus à une expérience rarement (■ chez nous, mais devenue la règle dans une [ de l'Allemagne : ils ont acheté la sucrerie prix et l'exploitent eux-mêmes. Les résultat! excellents, me dit-on.

Comme Auneau, Voves est devenu un c de jonction pour les voies ferrées : de là r; nent des lignes dans cinq directions à travi plaine ; la plus importante est constituée l'embranchement de Brélignj-sur-Orge, c'i dire de Paris, à Vendôme et à Tours. Elle court depuis Dourdan une partie de la Bi qu'elle a économiquement fort développée.

Jusqu'à Auneau, c'est le plateau sans acci sans découpure. De distance en dislance se Irenl des fermes; à de grands intervalles, o vine les villages par leur clocher. L'œil ch en vain une colline, c'est un horizon aussi et profond que la mer. Les Beaucerons ad leur pays malgré sa monotonie; emmeni loin, ils en ont la nostalgie. On me citait

une gare le cas d'un employé du chemin de fer . de l'État envoyé à titre d'avancement à Mignélès-Lourdines, en plein Poitou, el qui demanda bientôt à revenir dans sa chère Beauce, pour échapper à ces arbres et à ces « buttes » qui masquent la vue. Il fallut faire droit à sa requête : il serait mort de tristesse et d'ennui.

Au long du chemin se montre parfois un groupe de maisons souvent revêtues de chaume ; ainsi Houvillc, dont les maisons basses se serrent contre une ferme et une église très humble. Plus loin Santeuil, d'où tout arbre est banni et que domine un lourd clocher. Pourtant la verdure est proche, un ravin allant à la Yoise a des bandes de bois, des bosquets enveloppent Saint- Léger-des-Aubées.

Voici encore Auneau, son val ombreux, et le plateau beauceron recommence, un peu plus varié. Orsonville semble une oasis grâce aux arbres de son parc el aux remises à gibier. Ce village possède lui aussi une sucrerie, les bâtiments avoisinent la gare, une de c6s stations ombreuses et fleuries dont la compagnie d'Orléans a doté son réseau primitif. Bientôt l'aspect change, la voie ferrée et les chemins descendent dans le val plein de fraîcheur où se forme l'Orge : on quitte la Beauce pour le Hurepoix.

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