UN CIIGMIN DE FER MILITAIRE
Horation des popotes ou distribution de boissons chaudes pendant l'hiver.
La surveillance est incessante de la part des officiers, car ils ont à apprendre en peu de temps un métier que les inspecteurs et chefs de service des chemina de fer accompliront pendant de longues années. En un mot, le petit réseau des deux li()nes beauceronnes serait une école pratique d'exploitation des chemins de Ter, dans le sens complet du mot, si l'on employait les- soldats à I) traction, comme les Allemands le font sur le chemin de fer militaire de Berlin à Zossen et .lûterbofi.
La ligne principale traverse un sol sacré par les grands souvenirs qu'il évoque. Palay vit la première victoire de Jeanne d'Arc et la lutte héroïque de notre armée de la Loire. D'Orgères à Orléans, peu de villages ou de hameaux ne furent pas témoins de quelque acte dans l'effort malheureusement infructueux de nos troupes. A l'horizon de l'ouest, on devine Coulmîers, nom de victoire ; à l'est, Loigny nous dit jusqu'à quel degré des Français peuvent pousser l'esprit de sacriiîce. On ne pouvait guère choisir pour un chemin de Ter militaire un pays rappelant de plus tragiques et glorieux événements.
LA VALLKE DE Ï.A. VOISË
Vvis les sources d« l'Orge. — De l'Aiiiuiy à la Voiae. — Guilardon ; son £i|lise el ses ruines. ~ La vallée de la Remordc cha.'lraiiie. — Le ru d'Ocre. — La Haute-Maison. — Les . travaux de Louis XEV •. — Amorres de canaux. — Orphin. — Carr'ères de pierre k meule. — Ab lis-son s-Anneau. — Le sac et t'iDcendie d'Abtis par les Allemands en 187a. — De Gallardon i Malntenon. — Maîntenon. — L'Eure, entre la Vcûse et Chartres. — Faubourgs chartrains. — L'abbaj'e de Josa[diat.
Après les courses en Beauce, au sein des cultures rases, sans fin, on retrouve toujours avec le même enchantement les sillons parcourus par les claires riviéretlcs du Hurepoix. Celui de l'Orge, en amoni de Dourdan, est parmi les plus séduisants : val élroit, entre les hauteurs qui portent les forêts de Dourdan el de l'Ouye.
Les prés bordant le ruisseau, très humides, sont plantés de peupliers auxquels s'attache le lierre. Dans ce cadre tranquille, le village de Saint-Mesme est allongé, abrité des vents du