DE LA VAUCOULEUR9 A MEULAN
lent que les populations voisines en ont leur principal marché. Pour une partie du mi de l'Hautie, pour les vallées de l'Aubette ei Montcient, qui pénètrent profondément au c de rAxlhies, Meulan est le débouché nal vers le chemin de fer, c'est-à-dire Paris e Seine, La culture fruitière et maraîchère, enrichissant les villages voisins, a accru la f périlé de la ville qui a échappé aux manufact enlaidissantes, l'industrie s'y bornant à la f( cation de la brosserie et des objets d'acier ] Peu de monuments ; l'église, occupant monticule couvert de vieilles maisons, est :
fessante surtout pour les archéologues, de m le pont de pierre qui franchit les deux bra la Seine et dont la possession par les ba armées a plus d'une fois amené des crainte disette à Paris, le passage des bateaux i alors interdit. L'Ile se nomme encore le I en souvenir d'un ouvrage dont il reste quel débris. Quatre tours flanquaient cette forlert son donjon fut enlevé et détruit par Dugue guerroyant contre Charles le Mauvais. Un e château dont il ne reste pas de vestiges ronnait la colline et constituait avec le fori puissante barrière. Quiconque était maltr Meulan pouvait menacer Paris.
Les temps modernes ont doté la petite ville d'un hôtel de ville inspiré lui aussi, comme tant d'autres palais municipaux, de l'art de la Renaissance. A l'angle du pont est l'hospice,- vieil édifice soigneusement entretenu. Cette partie de la ville est élégante grâce aux fiantes maisons qui hordent lelleuve. Le chemin de fer, en jetant dés viaducs sur l'Aubette, a contribué à transformer Meulan, par les sobres et classiques arcades qui franchissent la vallée.
Le tableau offert par le pont est d'une réelle beauté; la Seine serait plus admirable encore grJce aux lies entre lesquelles stationnent yachts et barques, si les eaux étaient moins louches. Le grand bras est vraiment fleuve par son ampleur; les embarcations de plaisance à haute mâture amarrées à des tonneaux-bouées, un grand chantier de construction feraient croire au voisinage de la mer. De coquettes habitations accroissent encore je caractère de ce paysage fluvial et citadin.
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d'autrefois avec leurs rues étroites, tortueuses, formant dédale, on comprend que nos aïeux aient admiré celle cité aux voies régulières et larges pour l'époque, sa situation sur un beau fleuve entourant de vertes îles, les horizons heureux des collines riveraines et donné à la capitale du Mantois ce sobriquet de la Jolie. Grâce aux bords de son fleuve, Mantes reste une des plus charmantes villes de l'ancienne Ile-de- France, comme elle en est une des plus vivantes par sa situation à la jonction de vallées et de petits pays dont elle est le marché naturel.
11 faut arriver par la rive droite de la Seine pour comprendre la réputation dont la ville a si longtemps joui. Le chemin de fer qui a si bien modifié l'entrée des cités, les embellissant souvent par la création de quartiers neufs, s'est montré moins bienfaisant. La gare, très importante, puisque trois lignes venues de Paris : par Argenteuil, Poissy et Versailles, y aboutissent pour se séparer en lignes du Havre et de Cherbourg, cette gare a été établie loin du centre, en dehors même de l'agglomération, si loin qu'il ne s'est pas construit de quartier citadin compact sur le parcours de celte large chaussée. Il y a bien un autre débarcadère, nommé Maules- Ville par opposition à Mantes-Ëmbranchemenl,
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mais c'est une simple halte où s'arrêtent seulement quelques trains omnibus.
L'antique place forte, illustre dans l'histoire de noire pays, a perdu ses remparts. A peine, çà et là, devine-t-on, dans la terrasse bordant la Seine, des vestiges de l'enceinte que Guillaume le Conquérant, Charles le Mauvais, Duguesclin et les armées anglaises violèrent tour à tour. Le plan de la ville permet d'en reconnaître le tracé : Mantes n'a guère débordé de ces limites anciennes, bien que la population ait plus que doublé depuis le commencement du dix-neuvième siècle (').
Toute l'animation se porte sur le parcours des routes de Paris à Rouen et de Chartres à Magnj, formant les voies principales de la ville, la seconde surtout, constituant une longue et large rue bordée de beaux magasins et se prolongeant à Limay par les ponts jetés sur la Seine. Sur ce parcours, aucun édifice intéressant, sinon la vieille maison de l'auditoire royal, devenue palais de justice et percée d'une belle porte sculptée.