‹ Voyage en FranceChapitre 46 sur 66 · I. 384? habitanls rn iS3o. Au rcccnctmeiit de igor, on rn · texte numérisé non relu

I. 384? habitanls rn iS3o. Au rcccnctmeiit de igor, on rn

^□rnplnlt 8o34,- deux communes limilrophfK qui prolongenl la rille : Jiniiv sur la riïf; droite de la Seine et Manles-U-Ville aur la /iiuruiileiirs, ont l'une i 661 rt l'aulre 1 809 habitants. Au (otat, yr'es de laooo âmes dans l'agglomérslion.

mB!fi|ji«"

L'intérieur, digne de visite, était malheureusement incommode; aussi la ville s'est-elle dotée, en 1905, d'un nouveau palais de justice construit dans le style banal de ce genre d'édifices. A l'écart se dresse l'élégante tour isolée de Saint- Maclou, reste d'une église détruite à la Révolution et qui offre d'assez heaux détails de l'époque gothique. A peine faut-il signaler l'hôtel de ville, contigu au palais de justice. Ce coin de cité a été jadis l'objet de quelque ornementation ; une jolie fontaine de la Renaissance complète le décor.

Si les monuments civils sont rares et d'un assez faible intérêt, Mantes possède dans sou église Notre-Dame un des édifices religieux les plus remarquables de l'Ile-de-France, rappelant d'une façon saisissante, sur de moindres proportions, Notre-Dame de Paris. La ressemblance est telle que l'on attribue la construction au même architecte. Très délabrée, saccagée par la Révolution, ayant perdu la multitude de statuettes qui peuplaient les voussures de ses porches, Notre-Dame de Mantes a été l'objet d'une restauration attentive et a retrouvé la pureté de ses lignes primitives. Le travail de réfection est poussé trop loin, au gré de nombreux archéologues, car la porte de droite, d'une ornementation si luxueuse, a été complètement refaite. Les deux

très, beaucoup plus simples, mais si belles, l gardé leur décoration du douzième siècle.

Au-dessus d'une splendide galerie rappelant Ile de Notre-Dame de Paris, d'une admirable (èreté par l'élégance des coloanettes qui suprlent la terrasse, s'élancent deux tours ajou- :s, ciselées comme des châsses ; elles semblent iner sur la ville et sont, à grande distance, détail caractéristique de la vallée de la Seine. A l'intérieur, ia haute voûte à nervures d'une perbe envolée et la large galerie du triforium nt de belles choses. Cet ample vaisseau est )p clair, il lui manque les vitraux qui donnent e impression de recueillement et de mystère X grandes basiliques gothiques. Cela est froid atténue la sensation éprouvée devant la façade élégante et légère, où la grande rose est encaée (le belles fenêtres d'un dessin hardi. Les apelles de l'abside sont autant de petits édies complets sertis dans l'église; celle de Narre est une merveille, la voûte est soutenue par unique pilier d'ou jaillissent les nervures; 3 quatre grandes fenêtres à meneaux sont d'un Ibe exquis.

Autour du chevet de Noire-Dame s'étend une irasse ombragée, d'où l'on découvre la Seine ses grandes lies, le bourg de Lîmay presque

aussi étendu que la ville, grâce à ses jardins, beaux coteaux qui vont, en se relevant, forme chatae de l'Arthies et le château des Célest se détachant sur un fond de verdure.

Sous la terrasse, le quai s'élargit et dev un beau mail, la promenade des Cordeli bordant le fleuve et la petite rivière de \ couleurs son aftluenl, si fraîche vers Septeu maintenant si souillée après son passage à > tes-Ia-Ville et dans les faubourgs. Plus qm grand fleuve, l'humble cours d'eau a fait la tune de Mantes, de nombreuses tanneries I daient ses rives et utilisaient son flot, la ville* réputée pour la production des cuirs. Ces us ont disparu en tant que lieux de travail, i une partie des constructions qu'elles occupa sont encore debout, bordant la Vaucouleun leurs murs déjetés, de leur charpente enchevê et formant le seul quartier vraiment pitlores de Mantes. De ce coin vieillot et charmant poterne basse, la porte aux Frôlres, condui quai, percée sous une curieuse maison à j trelles, de pur type normand.

Si le quai n'a pas de maisons monuments il doit de l'aïhire à la belle ligne du pont de t arches dont l'arc a été dessiné parle grand ii nieur Perronnet et qui, après avoir franchi 1

mbe le second bras sur trois arches sembla- Le ponl de Manies fut rompu en 1870 sans ,er d'un jour l'invasion. La traversée du e est d'une grande beauté; l'extrémité de transformée en promenade, avec ses embrases fleurs, les beaux horizons dont on jouit es rives expliquerait le surnom de la Jolie.

: quartier de la rive droite, Liraay, commune pendante, chef-lieu d'un canton, est un hourg rural, enrichi par la culture maraîchère et l'église ogivale est digne d'attention, même es de Notre-Dame de Mantes ; sa tour, couée d'une pyramide de pierre, est d'un heueffet dans le paysage.

lie de commerce pour les communes voi- , séjour des fonctionnaires et des magistrats chef-lieu, Mantes n'a guère pour industries les ateliers d'arlisans installés dans toutes élites villes et quelques ateliers dont je parbienlôt, mais son faubourg de Mantes-Iaest un centre pour la fabrication des insents de musique, rival de La Coulure, de îourt et de Château-Thierry (').

ur La Couture fEure), voycï la 6» série du Voyage en r, chapitre XVI ; sur Mireoourt (Vosges), la aa* série, cha- '. ; %w Chdteai(-Thierry, la 4i' série, chapitre I.

nipwpiii.iiii

C'est une industrie ancienne à Mantes, c elle remonte à tSsB, mais on l'ignore un peu, lant que mantoise : le fondateur, BulTet-Augi eut ses magasins à Paris où ils sont encore da le passage du Grand-Cerf ; par suite, la Tabriq a toujours été considérée comme parisienne, i Buffet ajoutait à son nom celui d'Auger, po se distinguer de son frère, Buffet jeune — ft leur célèbre comme constructeur de clarinette instrument qu'il a beaucoup perfectionné. But jeune a produit d'excellents instruments depi 1 83 1 jusqu'à i885. '

Quand BufTet-Auger céda sa maison à s< fils, Buffet-Crampon, en i83o, celui-ci resta à tête de l'affaire jusqu'à sa mort, en i865, mi son nom resta et reste attaché à la marque a jourd'hui exploitée par MM. Evette et Scha ler('). Les succès de la fabrique de Mantes se sont point interrompus; en 1878, quarani deux instruments exposés : clarinettes, sax phones, hautbois, flôtes, bassons, lui valure la médaille d'or; en 1889, elle obtenait le se grand prix décerné aux instruments à vent ; ■ igoo, nouveau grand prix; le rapporteur du ju disait : « La maison Evette et SchiefTer a u

Page 1