LES PARFLIM3 ET LES VOLAILLES DE HOUDAN
Une visite de ces cultures est du plus vif térêt, même pour le profane, et n'est pas causer quelque stupéfaction. Croiraît-on q»
quart du domaine, c'est-à-dire i5 hectares, consacré au persil? On le cultive non pou plante, mais pour la graine, dont 3oooo I sont annuellement recueiUia pour être tr formés en apiol, à l'usine. On obtient l'ess' de persil, que des chimistes traiteront par l'é pour la transmuer en fmes aiguilles cristallii Cet énergique emménagogue était jadis le m pôle de l'Allemagne ; les cultures de Hoi ont permis de supprimer ce tribut,
Les champs de persil couvrent donc les grandes surfaces, mais en parcourant les p« douces du val j'ai rencontré la patience rui la grande éclaire ou grande chélidoine, ] de tant de jardins où l'on ne voit pas répugnance ses feuilles glabres et le suc or découlant des feuilles ou des racines ampul celte autre plante, semblable à une oseille la feuille serait rugueuse, est la halsamit menthe-coq, au puissant parfum.
Voici l'anis, jadis dévolu à Albi ('). La gi valut jusqu'à 3oo fr. le quintal, elle est toi
à 100 fr. A côté du terrain où l'anis est cultivé, j'aperçois un immense champ de belladone en pleine récolte; des femmes recueillent les feuilles qui vont être portées au séchoir ou à l'alambic, pour en retirer l'atropine. Plus loin croît la guimauve destinée à fournir sa racine à l'herboristerie et à la pharmacie. Parmi les carrés se montrent encore la jusquiame, le fumeterre, la chicorée, la mille-feuille, la rue, la tanaisie et l'ortie blanche...
Dans le fond du vallon où le ruisseau d'Obton entretient la fraîcheur, je retrouve avec surprise l'angélique, que je n'avais pas vue depuis Niort et ClermonUFerrand('); elle est destinée à la confiserie parisienne, mais aussi à la fabrication d'e?(traits. En mai commence la récolte des tiges, les ouvriers, les piquant avec une épingle, reconnaissent si cette hampe est à point. Le champ d'angélique est curieux avec ses grandes frondes, son feuillage ornemental et l'espèce de sac semblable à du parchemin d'où s'échappe à demi l'inflorescence.
Bien d'autres plantes encore occupent les cultures; l'une d'elles, l'ortie, est à l'état d'essai ;
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