ÉCOLE FRANÇAISE
Nous sommes loin ici des splendeurs de la villa Médici. L'École était, je crois, autrefois sur la place de la Constitution; on Ta transportée, je ne sais trop pourquoi, sur la pente ouest du Lycabette. C'est un palazetto, dirions-nous en Italie, composé d'une façade flanquée de deux ailes d'une architecture plus que médiocre. Dans l'aile de gauche se trouve l'appartement du directeur, dans l'aile de droite les logements de messieurs les pensionnaires. Au centre, la bibliothèque, qui est assez belle, etc.
On sait que ces messieurs emploient leurs trois années de séjour à des fouilles et à des études archéologiques, aussi bien en Grèce que dans presque tout l'Orient : Asie Mineure, Syrie, etc.. Ils entreprennent de véritables expéditions, fatigantes toujours et souvent périlleuses, dans des contrées aujourd'hui peu connues. Nous devons leur en être d'autant plus reconnaissants que les moyens que le gouvernement met à leur disposition sont insuffisants. Les résultats de leurs recherches, qui ont surtout pour objectif l'histoire de l'antiquité classique, sont publiés dans le Bulletin de la Correspondance hellénique et dans la Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome.
n y a peu d'années, on voyait à l'École une très belle série de statuettes de Tanagra qui a été transportée au Louvre. Ce qu'elle possède aujourd'hui est sans importance.
J'ai été nombre de fois à l'École française; j'y ai toujours trouvé l'accueil le plus empressé et une hospitalité dont je conserve le meilleur souvenir.