ROBESPIERRE, CONVENTION
de respecter let droits d'autrui.... II NE pect prejudicter ni i la sflrete.ni 4 la liberie, ni h Vexistcnce, ni a la Propri&te de nos scmblabtes.
» La Societe est obligee ile pourvoir a la stibsistance de tons ses membres, soil en leiir procurant du travail, soil en assuranl les moyens d'existence a ceiix qui sont liors d'etat de travailler.
I) Les secoiirs indispensables a ceux qui manquent du nicessaire sont line DETTE de cclid quipossede du super flu : il appartient a la loi de determiner de quelle maniere celte dette sera acquitlee.
» Les citoyens dont les revenus n'excedent pas ce qui est neceasaire a leur existence sont dispenses de contribuer aux depenscs publiques; les autres doivent les supporter progressivement dans la proportion de Icur foitune.
» La Societe doit favoriser de tout son pouvoir les progres de la Raison publique, el mettre riNSXRUCxiON a la portee de tous les citoyens.
a Les hommes de lous les Pays sont freres, ct les differenls Peuples doirent 8'enlr'aider selon leur pouvoir comme des citoyens d'un memc Etat. »
ficoutez la Convention , dans sa Constitution de 4793, redigee par Cambaceres, Berlier, Guytonde Morveaux, etc.
« Le Peuple Fran^ais, eonvaincu que loubli el le mepris des droits naturels de riiomme sont les seules causes du malUeur du Monde, a resolu d'exposer ses droits sacres et inalienables.
» Le but de la Societe est le bonheur commun
» Le Gouvernement est institue pourgaranlir a I'homme Isjouissance de ses droits naturels et imprescriptibles. — Ces dioits sont I'Egalite, la Liberie, la surete, la Propriete.— Tous les hommes sont egaux par la Nature et devant la Loi.
» Le droit de Propriete est celui qui appartient a tout citoyen de jouir et de disposer de ses bims, de ses revenus, du fruit de son travail et de son Industrie.
a Les secours publics sont une dette sacree.
» Linslruction est le besoin de tous
ficoutez le Comite de salut public •
0 Nous voulons un ordre de choses oii toutes les passions basses et cruelles soient enchainecs, toutes les passions bicnfaisantes et genereuses eveillees par les lois ; oil I'ambition soil le desir de meriler la gloire et de servir la Palrie; ou les distinctions ne naissent que deVigalife mtme; oii le citoyen soil soumis au magistral, le magistral au Peuple, et le Peuple a la justice; oil la Patrie assure le bien-eire de chaque individu,et oil chaque individu jouisse avec orgueil de la prosperite et de la gloire de la Patrie ; oil toutes les ames s'agrandissent par la communication continuelle des sentiments republicains, el par le besoin de meriler I'estime dun grand Peuple; ou les arts soient les decorations de la liberie qui lesennoblit, le commerce la source de la richesse publique et non pas seulement de I'opulence monstrueuse de quelques maisons.
» Nous voulons substituer dans notre pays la wora^e ^ I'egoisme ; la probite & riionneur;les principes aux usages; les devoirs aux bienseances; I'empire de la raison a la tyrannie de la mode; le mepris du vice au mepris du malheur;la fierte a I'insolence; la grandeur dame a la vanite; I'amour de la gloire a I'amour de I'argenl; les bonnes gens a la bonne compagnie; le merite iriDtri^ue;Ie genie du bel esprit; la verite a I'eclat; le ciiarme du bonbeur
aux ennuis de la volupte; la grandeur derhommea la petitcssedes grands; iin Peupie magnanime, puissant , heureux, k un Peuple aimable, frlvole et miserable; c'est-a -dire toutes les vertus et tous les miracles de la Republique A tous les vices el a tous les ridicules de la Monarchie.
» Nous voulons, en un inol, remplir les voeux de la Nature, accomplir les destins de I'Humanite, tenir les promesses de la Philusvjjhie, absoudre la Providence du long regne (ii\ cvime. et de \i tyrannic. Que la France, ja iis illustre parmi les pays esclaves, eclipsant la gloire de tous les peuples libres qui ont existe, devicnnele modeledes nations, refTroi des oppresseurs, la consolation des opprimes, Tornement del'univers! et qu'en scellant notre ouvrage de notre sang, nous puissions voir au moins briller I'aurore de la felicile universelle!
» Notre but est d'etablir un gouvernemcnt serein, tel que le Peuple soil heureux , tel enfin que , la Sagesse et la Providence eternelles presidant seules ^ I'etablissement de la Republique, elle ne soit plus chaque jour ebranlee par un forfait nouveau...
» L'opulence est dans les mains d'un assez grand nombrc d'ennemis de la Revolution ; les besoins mettent le Peuple qui travaille dans la dependance de ses ennemis. . La Revolution nous conduit a reconnaitre ce priucipe, que cdiii qui s'estmontre re>ine»«de son paysne pent y etre proprieluire... Seraitce done pour menager des jouissances a ces tyrans que le Peuple verse son sang sur les Irontieres et que toutes les families portent le deuil de leurs enfants? .. Ne souffrons pas qu'il y ait un mulheureux , un pauvre dans I'Etat... Le bonhcur est une idee neuvc en Europe.
B Le moyen d'aflermir la Revolution est de lafaire tourner au profit de
ceux qui la soutiennent et ^ la ruine de ceux qui la combattent. »
Et voyez la Convention decreter ce principe :
a Toutes les Communes de la Republique dresseronl un etat des patriotes indiqenls qu'elles renferment... Le Comite fera un rapport sur les moyens A'indenmiser tous les mulheureux avec les biens des ennemis de la Revolution. »
fecoutez la Constitution de I'an 3 :
« Les droits de I'liomme en Societe sonl la liberU, I'EGAtiTE, la suret6 et la Propriete.
» L'Egalite consiste en ce que la lot est la meme pour tous, soit qu'elle protige, soit qu'elle j)M?usse.
(D'ou r^sulte qu'elle doit proteger ^galement I'existence, la subsistance et le bonheur de tous , non-seulement leurs proprietes , mais des proprietes suffisantes.)
B L'egalite n'admet aucune distinction de naissance, aucune hdriditi de pouvoir.
(D'ou Ton pourra conclure la suppression de Vheredite de prO' prietes.)
» La Propri6ti est le droit de jouir el de disposer de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son Industrie. • Chaque citoyen a un droit egai de concourlr immediatemenk w medU*