‹ Voyage en IcarieChapitre 145 sur 156 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

Bonheup de Milord.

Tout sourit a mes voeux : notre Association est definitivement organisee sous la protection de la Republique ; la naturalisation obtenue pour moi par le grand-pere de Valmor me rend Icarien en me laissant Anglais ; miss Henriett , depuis long-temps pressee ct tourment^e par une vieille tante , met son bonbeur a consacrer ses jours a I'adoration de la Divinite : Valmor et Alae sont si heureux dans I'esperance de leur union que le delai de deux mois impose pour notre triple mariage n'a pas tarde a ^tre reduit de moitie ; el c'est demain que va commencer le paradis pour nous.

Tout est en mouvement , tout respire la joie 1

Deja heureux aujourd'hui par I'amiti^ , demain I'amour me rendra le plus heureux desepoux et des hommes ; et bienlot je pourrai revoir ma chere Angleterre , lui montrer ma Dinai'se , et travaillerau bonheur de ma Patrie en lui faisant connaitre la prodigieuse felicite d'Icarie et les prodigieux bienfaits de la Communaute I

Quel plaisirj'aurai, apres-demain , a tracer, pour mes enfants, le r6cit de nos noces qui vont 6tre si joyeuses 1

Si j'etais superstitieux , je serais epouvante d'un bonheur si parfait I

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