‹ Voyage en IcarieChapitre 60 sur 156 · POPULAIRES · texte numérisé non relu

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Le plus grand nombre des affaires furent voices, sans discussion, par assis et leves , a une tres-grande majorite.

Quelques-unes furent discutees par quelques orateurs, qui parlorent debout a leur place.

On proceda de menie a I'election de cinq ou six officiers communaux, sur des listes de candidatures arretees et publiees dans la derniere seance.

On annonQa d'autres elections pour lesquelles chaque citoyen fut invite a presenter ses candidats avant la reunion prochaine.

Apres I'expedition des affaires communales et provinciales , la seance fut suspendue une demi-heure ; et nous allames nous promener sur la place environnante avec Valmor, qui nous avail rejoints.

— Quel silence ! lui dit Eugene , quel calme, quel ordre , quelle rapidite 1 j'en suis emerveille ! — Mais vous vous emerveillez toujoiirs, mon cher Eugene, lui repondit Valmor, et jene conQois vrainicnt pas votre surprise : le silence, I'altention, I'ordre, le laconisme, ne sont-ils pas des necessites seniles de tons, si nous voulons cxpcdier nos affaires et utiliser noire droit d'assenriblee ? Comment ne serions-nous pas calmes, puisque nous n'avons point d'interets exclusifs, point de partis, point de passions politiques? Oubliez- \'ous done I'influence que doit avoir notre education generale et surtout notre education civique ?

G'est comme pour nos elections ! est-ce que vous vous emerveillerez si nous n'avons ni brigues pour des fonctions qui sent des charges, ni corruption envers des electeurs qui n'ont rien a recevoir de candidats qui n'ont rien a donner ?

Vinrent ensuite les affaires inleressant la Nation tout entiere , dont plusieurs avaient ete envoyees par la Representation nalionale au Peuple, pour avoir son avis ou sa sanction. Parmi ces affaires se trouvait une question presentee par un citoyen de Province dans son Assemblee communale, admise par celle-ci , puis par toules les Assemblees de la menie Province ; envoyee ensuite a la Representation nalionale, renvoyee enfin par celle-ci a toutes les Assemblees de toules les autres Provinces.

La discussion fut plus longue, un plus grand nombre d'orateurs parlerent pour et conlre ; et le vote se donna par oui ou non, de maniere que la Representation nalionale put connaitre exaclement le nombre total des oui et celui des non dans les mille Assemblees Communales de la Republiquc, c'e5t-a-dire le voeu du Peuple.

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