APPARENCES TROMPEUSES
• conna'itre DinaTse a William , et qui I'ont exposd all danger <ie
• devcnir nialheurcux pour toujours.
» Quant a cette malheureuse DinaTse, que nous cherissions tant, » tu le sais bien , mon frere , rien ne nous aurail rendus plus heu- » reux que son amour pour toi, et rien ne pouvait m'artliger da- » vantage que Timpossibilite de Tappelcr ma S0E?ur... Je I'aurais ca » horreur si c'elait une ingrate, une perfide, une infidele !... Mais, «> crois-en ta Gorilla, jesuis sure qu'ellenese connaissait pas elle- ■> mfinie et qu'elleestla viclimcd'une sortcde fatalite ; je suis cero taine qu'elle a pour toi Taffeclion la plus sincere et la plus r tcndre : je n'ai pu Tinterrogcr depuis qu'elle est maladc, mais je » laconnais assez pour oser jurer qu'elle n'epousera jamais Wfl- » Ham. Pauvre fille, clle pent nous reprocher aussi d'avoir detruit » son repos el son bonheur I
» Plains-la done , mon frere , mon bon frere ! Je ne suis qu'une o fcmme , mais je suis ton amic ; ct si la voix de I'amilie n'est pas » assez puissanle , consulle ta propre raison ; rappelle-toi tes re- » flexions , ton courage , ta resolution de te vaincre, tes sermentsa » M. Mirol, tes combats et ta victoire ! Tasagesse t' avail gueri ; et » la decouverte d'un fait qui t'est etranger aurail rouvert toutes » tes blessures ! G'est la jalousie qui t'egarerait 1 cette passion des » ^mes vulgaires serait maUresse de Valmor 1 Non, mon frere, nonl » tu nous dois a tons des exemplcs de courage, de justice, de bonto » et de vcrlu ! Tunousles dois et tu nous les donneras 1 Mais n'ou- » blie pas que ta soeur ne dormira pas jusqu'a ce qu'elle ait regu » la reponse de son fr^re bien-aime. Gorilla. »
Troisieme lettre de Valmor.
Valdira, 29 mai.
« Je recois ta lettre du 28. II est mourantl elle est en danger! V Et il paitait , a cause de moi , sans lui dire qu il I'aimait ! Est-il » bien vrai ? Ab, Gorilla, ma soeur !... cours vite a William 1 non, o cours a Dinaise ! cours !
■ £cris-moi , ecris-moi I »
Lettre de Corilla a Valmor.
Icara, 2 juln.
(Celte lellre, mentionnee dans la suivanle, contcnait la copie de celle de Dinaise rapportce ci-avant.)