O^ XII
Pavaient déterminé à s'éloigner de Paris, enfin les confidences discrètes de ses poésies m^ont éclairé. On commet souvent à Ventrée de la vie cette erreur de chercher dans les voyages autre chose qu'une des occupations les plus variées, les plus nobles, les plus utiles de Vesprit, et de leur demander des consolations pour quelque grande douleur, un remède pour quelque secrète blessure. » Peut-être le biographe exagère-t-il; car enfin, lorsque Sainte-Beuve partit pour ritalie, deux années au moins s'étaient écoulées depuis l'abandon de celle qui, pour lui, avait trahi. En 1837, fuyant vers Lausanne, il écrivait à son ami Marmier :
« Oublions ce que nous avons cru éternel. » En 1839, Sainte-Beuve se serait volontiers laissé consoler. Je n'en veux pour preuve que l'épisode, daté de Marseille, qui, sur le carnet, suit immédiatement lespages italiennes, épisode que l'auteur a lui-même publié à la fin du troisième volume des