‹ Voyage en ItalieChapitre 7 sur 18 · O- XIV · texte numérisé non relu

O- XIV

pages sur Rome fîgurenl, au contraire, presque in extenso dans deux volumes. Les Notes et Sonnets, qui terminent les Poésies complètes, offrent également de nombreux rappels de son voyage :

Naples, Rome, en passant à peine je vous vois... Ne montez Albano qu'au déclin d'un beau jour... J'ai vu le Pausilippe et sa pente divine...

On y peut lire aussi une longue pièce dédiée à Liszt, la Villa Adriana. C^ est celle qu^annonce une note du carnet qui était restée inédite : «Mardi 1 1 juin. Allé avec Lislz et Mme d^A... (d' Agouti) à Tivoli, à la villa Adriana; grande impression du soir au soleil couchant, dans ces hauts cyprès, près de ces ruines rougies : la décrire, la raconter à Liszt dans une grande pièce développée qui serait mon paysage du Poussin. » Hélas! la grande pièce ne rappelle guère les nobles compo-

s il ions du Poussin, et faime mieux la simple noie du carnel que les deux vers qui la Iraduisenl :

Parmi ces hauts cyprès, ces pins à sombres cônes Que le couchant coupait d'éblouissantes zones...

Je me demande pourquoi le poêle n^a pas recueilli dans son premier volume de vers une Eglogue napolitaine qu"* il publia, presque au retour de son voyage, sans la signer, il est vrai, dans la Revue des Deux Mondes G?u ï 5 septembre ï 839. (Les tables ultérieures de la revue la rangent parmi les publications de Sainte-Beuve sans faire mention de cei anonymat initial.) U auteur semble même avoir voulu dépister la curiosité en Vattribuant à un poète qui aurait voyagé en Italie, plusieurs années auparavant ; peut-être pré féra-t-il ne pas faire trop étalage de ses sentiments anti-religieux ; la fin de la note semble trahir celle préoccupation^. Cette pièce, publiée, en 1861 ,

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