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chez Poulet- Malassis, dans la Suite de Joseph Delorme, ni meilleure ni pire que la plupart des autres œuvres du poète, est un dialogue entre un pâtre, un pêcheur et deux faunes, dont voici la conclusion, que de nombreux lettrés connaissent, mais, bien souvent, sans en savoir Vorigine :
Paganisme immortel, es-tu mort? on ledit; Mais Pan tout bas s'en moque et la Sirène en rit.
Jules Lemaître, qui cite ces deux vers dans une de ses conférences sur Racine, les qualifie de « diaboliques >», ce qui me paraît inexact, puisqu'ils ne font que constater la lutte indéniable, dont parle ailleurs Sainte- Beuve, entre « Véternel paganisme et le christianisme éternel ».
En dehors de ces rappels poétiques, Sainte-Beuve a très rarement évoqué dans son œuvre ses souvenirs napolitains. Une seule ligne de /'Etude sur Virgile y fait allusion*. Dans Chateaubriand et son groupe
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littéraire, à /)ro/)05 du récit cPEudore retraçant un été passé à N aptes, il ajoute : « Tous ceux qui ont vu Naptes et qui se sont bercés au golfe de la Sirène salueront ici la divine peinture. » Et il met en note Pépisode du carnet qui termine le voyage de Naptes, en supprimant le cri final.
Dans laCorrespondancejusqu^ ici publiée, on trouve d' abord la lettre à Mme Olivier, datée de Naptes, 21 mai, que f ai déjà eu r occasion de citer. Il est intéressant de reproduire ce qu^il dit de Naptes. « Je reçois. Madame et chère amie, votre bonne lettre au retour d^une petite expédition à Sorrente, Capri, Ischia, qui m'a pris trois jours; je suis étonné moi-même de citer ces noms d^ original et pour les avoir vérifiés sur les lieux :fy crois à peine et pourtant f en jouis. Le soleil de Naptes est un idéal qui disparaît un peu de près; tout le monde ici se plaint du changement de saison, c'est comme à Paris, à peine plus de
pesanteur ; et f attends encore le ciel bleu de nos rêves. Mais P horizon est grand, les paysages sont agrestes et riches, et la mer y joint des beautés divines: je ne suis donc pas désappointé.,. Je suis hier monté au Vésuve: auprès des excursions suisses, ce n^est rien du tout; mais au retour j^ ai bien joui de la vue du golfe et de nommer dans mon cœur toutes les côtes déjà par moi parcourues. » Le 22 juin, de retour à Marseille, il écrit à la même correspondante ses impressions de Rome, où Von peut retrouver la plupart des idées du carnet; il termine par ces lignes où perce une certaine désillusion : « Je vous reviens plus épris du Léman que jamais; je suis bien content d^avoir vu V Italie, N aptes et son beau ciel, pour savoir que le beau ciel est le même quasi partout, que le rayon est le rayon, et le Léman un de ces beaux miroirs que nulle comparaison ne ternit. )> Tout de même!
Avoir passé à N aptes et à Rome ces exquises