‹ Voyage en Italie dans l'année 1815Chapitre 11 sur 16 · VOYAGE EN ITAX/IE · texte numérisé non relu

VOYAGE EN ITAX/IE

voix : On n'a pas voulu >Qcln)eure voire fils dans le nombre des officiers de la garde royale , parce que le notn de monsieur a e'ié consigné dans la honteuse liste de ceux qui ont déserte Mural ; un prince ne peut jamais recevoir dans ses troupes un crflBcier qui a dé^^ité,. parce que celui qui s'est conduit lâchement dans un serT vice, ne se conduira pas mieux dans un autie; je souhaite que Ton se soit trompé , c'est à vous à le prouver; en attendant je ne puis vous accorder ce que vous me demandez ; et il a disparu, laissantile père et le fils se retirer en silence , ne pensait plus à tirer gloire de la singulière marque de dévouemenj <Ju'ils,avoient donnée à. leiir. souverain » dévouement :^i mal apprécié.

On fait de grands préparatifs pour l'entrée du roi ; nous ne l'attendions pas , nous sou- .pirons après Un yent favorable : voilà le patron de notre bâtiment, qui assure que demain nou& pourrp.ns partir j je ne vous écrirai que, de Livourne. Adîeti.

La fuite de Murât en f^ranœ , sa vie errante^ son arrivée en Corse, ^a téméraire deàce,Qte €a CalaJ^jre. , spnt /epntiuçs aujpurd'huib,; l'jpqui^ tude'i, \^ regret dï^ t.rpne l^ prjeQipiti^ieot ;vei'^ sa périme ^;taadi§ qi^'pn obtenait {w^urJwi un asile

BANS L^ANNÉE l8l5. I97

honorable. Les vents, qui sembloient conspirer contre lui, ne pouvoient le diriger sur un port du royaume qui fût moins favorable à ses desseins que celui où il a débarque' : ses. généraux a\ oient exerce des cruaute's inouies sur les Calabroîs , et ce peuple avoit conserve une haine violente contre le gouvernement qui l'avoit traité avec tant de rigueur. Aussi , Murât , avant sa mort , a-t-il e'té exposé à tous les outrages de ces hommes qu'il appeloit ses sujets: e»le voyant traîner au supplice , insulté , défiguré , couvert de boue , on regrette qu'il n'ait pas fini sa vie à la tête de ses troupes, mort que sô brillante va* leursembloît lui promettre. La coi^r de Naples, fidèle à son système de douceur et d'amnistie, n'a consenti qu'à regret à son exécution ; heureuse que le seul borome qu'elle a été obligp de sacrifier^ fût celui qui pouvoit lui inspirer quelques inquiétudes , et dont elle devoit la condamnation au repos de son peuple. La fidélité avec laquelle la maison de Bourbon de Naples s'est acquittée de ses promesses , sa modération , la sagesse de son ministère , lui méritent l'admiration de l'£urope.

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