‹ Voyage en Italie dans l'année 1815Chapitre 6 sur 16 · IIO VOYAGE EN ITALIE · texte numérisé non relu

IIO VOYAGE EN ITALIE

ëtoienl transportés dans ces nf)iisenm où la multitude des morceaux langue souveut et où l'intérêt local disparoît ?

On montre dans les jardins Farnese sur le mont Palatin , les souterrains que Pon nomme bains de Livie. Ces jardins sont devenus une métairie ; le paysan qui y habite conduit les étrangers dans les salles par un escalier dont rentrée est cachée par un massif de coudriers; à la lueur d'un flambeau qu'il attache à u»

long roseau , on distingue quelques peintures antiques qui se sont conservées sur les murs; du jardin , on découvre d'un coté l'Aventin et le Janicule, de^'autre on domine le Campb-" Vaccino, les arcs de triomphe, les temples, les colonnes qui ornent le forum. Ces jardins, qui appartenoient autrefois à la maison Farnese y sont devenus , à l'extinction de cette famille, la propriété des Bourbons de Naples ; Joseph et Murât s'en étoient emparés, aio$i que de toutes les autres possessions des Farnese à Rome,* en qualité de successeurs des Bouihons. Le paysan nous dit que ses pères étoient depuis' i5o ans fermiers de cette métaiiîe ; les produits du sol et le nom de Livie formoi#nt leurs revenus ; ils se succédoient paisiblement les uns aux autres, se transmettant en héritage le

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peu qu'ils savoient sur Tépouse d'Angnsle , tnndi» que les rois de Naples perdoietit leur couroDDe.

Oq voit encore dans les ihertnes de Titus, des peintures, quelques vases, des fragnorens de mosaïque. L'or, Fivoire, la pourpre ^ le marbre décoroierït ces-murs humides et dégrades; la clarté du jour ne pénétroit point dans ces'sallés^ oti la fraîcheur des fontaines entretenoit, dans Tardeur de l'été, une température délicieuse; des Seurs et des' essences y répandoient leurs parfutns; les lampes j'etoient une douce lumière sur les statues; une foule d'esclaVes s'empres-^ soient de prévenir les moindres désirs du maître.

C'est là peut être que l'on vit Titus/ le souverain du monde, entouré de ses courtisans, accablé de tontes les jouissances dti luxe, de* venir inquiet , soupirer et s'écrier avec amertume : ce Mes amis , j'ai perdu un jour. )> '

Les arts ne tardèrent pas à déchoir sous Tes empereurs; on- peut juger des progrès de' leur décadence , en considérant l'arc de triomphe de Septime Sévère ; l'architecture en est belle , mais les Bas-'reliefs sont éloignés de la perfection des ouvrages plus anciens. Cette déchéance de la sculpture est plus frappante encore dans l'arc de triomphe de Constantin j on fat obligé

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de le construire, en partie avec des mateVîaux enlevés à un monument fait en l'honneur de Trajan; et les trophées des victoires remportées sur^es Daces, qui servent à la gloire de Constantin , attestent Tincapacité des artistes du temps de cet empereur.

Nous entrons dans une époque de désolation qui ne présente que le tableau des maux, de tout genre qui accablent les habitans de Fltalie. Au milieu de tant de calamite's, pouvoit-on penser aux beaux-arts, jouissance;s des siècles heureux et tranquilles? Les monumens que le luxe éleva deviennent un moyen de défense et un asile ; le tombeau d'une iemme se change en forteresse.,, celui d'un empereur sert de refuge aux ëvéques de B.ome.; les statues de bronze se métamorphosent en armes , celles de marbre restent ensevelies sous les ruines, ou deviennent la victitue d'un zèle religieux mal entendu, qui mutile ces sublimes représentations des dieux; les papes, eux-mêmes ne respectent pas le^s oruemens qui font la gloire de leur capitale*

Portons nos regards .sur la place de Tactique palais de Latran , donné à St. Silvestre par Constantin, den>eure d'un grand, nombre de pontifes } là réside une. cour ecclésiastique, là iiabit.ent ces papes , qui passent de l'obscurité.

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tÂu <^h)itr^ au poste le plus émioeut de la chré-* tienté, et dont les revers et les sucoès occupent utie si grande place dans Ttiistoire des 11,1a et i5/ siècles^; un Grégoire VII, un Urbain II, un Adrien lY, fils d'un mendiant , mendiant Itii-méme dans son enfance : de ce palais, \% fougueux Innocent III lance ses foudres sue presque tous les princes de son temps, ei rem-*' plit lâ France de sarig; Grégoire IX, Innocent \S suivent son i^iemple ; de leur cour partent ces légats quille vent des impôts sur les peuples^ qui s^interposent -dans les querelles des rois\ arrêtent la marche âe leurs armées, et tracent au}[ souverains la conduite qu'ils doivent tenir ; de Rome sortent ces décrets qui disposent de trônes qui ne sont pmnt vacansi^ qui, déKent les sujets de leurs sermens, §t qui rendent un monarque up objet d'horreur aux yeux de son peuple. ' '

Rome prend un aspect conforme à la cour dont elle Veçoit les lois , en cantèmplant la partie de la ville qui rei^rme les monts Pala-^ tin,Cœlius, Esquillin ; on vpit le faite d'une, immense quantité de couvens^ «dte basîliqubs» de chapelles qui s'élèvent à côté dei ancierns temples , des ruines du Colysée, des inurailles d'Aurélieu} St. Jean de Latran, église epîsca^

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pnle du pape , célèbre par les concUes auxquels elle a donne son nom, appelée la première ëglîse du monde, domine du mont Cœlius les parties de la ville qui l'entourent.

Ces couven3, ces églises, placés loin du mouvement, dans des quartiers inhabités, donnent à ces lieux un aspect solennel : on ne voit presque dans ce$; vastes places et dans les rues silencieuses ) que des ecclésiastiques qui les traversent d'un pas grave et mesuré. N'est-ce pa^ au pied des ruines que les hommes qui ont renoncé aux plaisirs du monde et qui se vouent à la vie contemplative, doivent établir leur séjour? La belle église des Chartreux , Santa - Maria deglLAngeli^ est bâtie sur tes ruines des thermes de Dioclétien ^ les superbes^ colonnes qui en soutiennent, les voûtes sont celles de l'ancien édifice ; les vieux cyprès qui s'élèvent dans le clottre au-dessus des tombes des prêtres, croissent dans les Heûv consacres autrefois aux plaisirs et au luxe; des religieux vou^s aux priva-* tions et au silence om établi leur tranquille demeure: dani lé palais des empereurs.

.^Xiesiieapiicibs^ dans l'église desquels est le tableau de l'archange Michel , du Guide , con*^ duisent les étrangers au caveau destiné à «leur sépulture^jiils ont donné à l'arrangement âe»

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tombeaux un aîr de de'cor^lîon ; sur les crânes ranges avçc symétrie sont écrits k nom, le Heu de naissance , Tépoque de la mort des individus au^iquels î^ appartenoiei^t ) d« petits os réunis forment des festons et des guirlanides ; les sque-^ Jettes de plusieurs capucins sont placés contre les murs , couverts encore de la robe qu'ils portèrent pendant leur vie : celte robe est aussi cell-e du giiide qui vous conduit dans ce lléû j îl voit cbaque jour ce triste spectacle ; il con'fioît peut-être la place qu'il occupera un jour. Au tableau des paJ3es des i2.*oti5.* sîèclès,^ opposons celui du 1 6.* La cour de téon X ^ riche des tributs de toute la cbrétiènte , 'est la cour la plus brillante de l'Europe; cVst le séjour des arts et des plaisirs ; les artistes et Içs littérateuV's eiilés de Constantinople sont.ap^ pelés auprès du pontife , que les discussions théologiques fatiguent. Rome , autrefois soi4niise à la capitale de 1 empire d'Orient, s'enrichit de ses dépouilles ;' les statues grecques •sortent des ruines dans lesqiiellés elles restèrent ensevelies pendant d^s siècles d^gnorance. Ces cbefs - d'œuvre étoient destinés .à être l'orn«ment de toutes lés époques bhltaritès du monde, ouvrages des beaux îours de la Grèce ; ils aécorent Rome triomphante, et reparoissent pour

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servir^ de modèle acTx artistes. TDodernes. Les; obélisques se relèvent ; ces blocs énormes, après avoir orné TEgypte pendant les siècles de "sa gloire, furent transportés à Rpnvç, abattus par les Barbares; les papes les tirent de la poussière. Placer sur Iqurs bases l'obélisque de St. Je^n de Latran et celui de St. Pierre parut une entreprise hardie. Quelle force a-t-iltdonc tailu pour les tailler dans la carrière., jçt jpour les transporter d'Egypte Ji Roqac ? C'est en vaia cependant que les rroi^ d'Egypte ont fait des ouyrages qui' o^t br^tvé , ip^nte siècles j Jcurs {iièi^ogly|>iies sont des secrets pour noi^s, et les inscriptions^ gravées sur Iç granit qui dévoient

éterniser leur nom ^ celiiï de leurs dieux ou des

héros de leuV patrie, res^nt muettes au milieu d^une population moderne. ^ «

Le monument qui rivalise avec les ouvrages, des anciens est dû auii souverains de Rome du iB. siècle^ Le temple de. St. Pierre s'élève; il étonnera un jour par ses immenses dimensions et sa majesté ; ni^is la construction de cet ouvrage demande un siècle , et bien des pontifes se succéderont avant de la voir terminée.

Cependant , tandis que la cour de . Rome • tV^op sûre de son pouvoir, s'occupe à ramener les arts éa Italie, un ennemi obsciir dirige sesr

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iataques oontr'elle , et cet adversaîfci; qu^ellc méprise sape les bases de sa puissance, qui ne tarde pas à déchoir rapidement. ' ' '

La donalion qui ayoil été faite aux papes par Cbarlemagpe, leur avoit été souvent conteslée. Ce n'est que fort tard qu'on a tenté de se soustraire à leur pouvoir spirilueL Ainsi on peripettoit à un homme de donner des chaînes à la pèusée et d'imposer un joug p*esant sur les conscieuces.de tous les habilans du monde chrétien, tandis^qu'on disputoit à ce (Jirecieur souverain de Ja, croyance la propriété d'une petite partie de l'Italie.

Nous avons vu les deux derniers papes (ionduits en captivité' , et l'Ëtat de rËglise soustrait à leur dominatiop. Les persécutions dont la cour de Rome vient d'être l'objet ne peuvent se comparer aux vicissittides de fortune qui' forcèrent les pontifes à quitter Ifeur capitale , lors de leurs discussions avec les empereurs;" ils voyoient en pou de temps leur autorité r'^'^ naître, et leur influence s'accroissoît ordinaihè^' nient à la suite de ces débats. De nos jours on a pti croire le pouvoir temporel des papes aboH;^ cependant la révolution , qui a rétabli l'Europe telle qu'elle étoit avant les secousses qui- \^ût ho.uleTersée^ vient de rendre à rÉglise les^Élat»

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dont elle étoîi en possession depuis dix siècles. Un e'vénemeQt remarquable du pontificat aetoel y auquel on a donncf peu d'atteutiou y c'est le rétablissement des Jésuites. Cet ordre , institue' dans le 16/ siècle, sembloit destiné à dé« dommager la cour^de Rome des pertes qu'elle faîsoit en Europe , par le$ progrès .de la religion catholique dans d'autres parties du monde. La puissance., les richesses de cet ordib , l'accès qu'il obtenoit dans les cours, excitèrent l'envie des autres sociéte's religieuses; les gou- ^ernemens eux-mêmes s'effravcreot de son in-^ fiuence. Le Portugal , r£spagne ,v la France ^ Naples, non conieus de le baimir de leur sein, demandèrent au pape 'son extinction; mais les Jésuites étoient encore redoutables par leur nombre ^ leurs talens y leur nom par la masse d'individus qui leur restoient attachés.

Clément XI]II mourut sans avoir rien accordé au vœ^ des puissances; ClénientXIY, son successeur , homme d'un esprit profond, comprit qu'en se refusant aux demandes de tant de princes, il risquoit de les éloigner pour toujours de Rome.; il donna les quatre premières années de son règne à la réflexion, méditant en silence au milieu des cris des ennemis des Jésuites^ des réclamaiioAs et des menaces d%

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leurs parlisaos; il anroit vouln prévenir Fabolilion de ce (K>rps.^ IMui avoit devhandé des concessions; on le vit souvent sortir secrète-* ment y de nuit, de son palshs, pour conférer avec des personnages marqnans, et pour obtenir du général des Jésuites une réforme que cet hon^e, d'uTi esprit inOexible^ trop confiant dans sa puissance, refusa toujours. On dit qu'un jour Clément étant renfermé avec le père Rieci, lui dit : (( Ma dignité ne me pertnetpas de me mettre à genoux devant vous , mais je me pros- ^terne devant Timage de notre Sauveur, pour qu'il vous inspire la résolution que je vous de^ mande. » On connoît la réponse du généra] :

Sint'ut sunt aut noh sinU

Le pape désespérant de le convaii^ore , persuadé de la nécessité dé prononcer Parrét de dissoluiion, ne s'occupa plus qu^à prévenir' le désordre que son eiécution poorroit entraîner; Le bref qui anéantit les Jésuites est doté du ai juillet 1775. Le 10 août, dans la Jiuit, il fut lu dans les différentes maisons de l'ordre par d^s prélats qiii s'y rendirent escortés d'un détachement de troupes. Tous les Jésuites furent sécularisés t on s'empara d4 lem^sl^iens, en conservant une pension aux di0éren^ indi^ vidusj on leur enleva la direction des établisse-

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laaens d'éducation et celle du se'mipaîre romain qui étbk sous leur administralioD depuis deux -^eDts aas^ et qui avoît donue à PEglise quatre ssouveraîus pontifes y un grand nombre de cardinaux et d'évéques. Plusieurs membres du sacre collège avoient ignoré la résolution du pape. S4(p secret fut si scrupuleusement g%|d6% . que le soir même où il ffclata , huit cardinaux étoiént rassemblés chez le père Ricci ; lorsque le dernier futi parti) le détachement de troupes

qui entouroit Ja maison du géneVal se saisit de sa personi^e et le conduisit au château Sainl-^ Ange , d'où il ne sortit pas pepdant la vie de Çanganelli* ce Jq m'attendoîs à une reTorme, dill le père avec une froide douleur lorsqu'on lui commumqiQa4e bref, mais^non à une eitmclion; la.yotonté de Dieu soit faite. »

r Peni de t^Qips après , Cle'ment , qui avoit toujours yxm d'une santé vigoureuse, fut attaqué d'un mhrasme dont rien ne put arrêter les pro-^ grès ; il dépérit rapidement. On dit que per^* suadé qu'il avoit pris du poison , cette idée fut la source de son mal ; les remèdes qu'op lui donna dans le but d'en arrêter les effets, atta* quèreot son tempérament. On le voj oit, pendant les heures les plus chaudes , charge de i^êtemens<^ se livrer, daos aon jardlo de Monter

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Cavallo y a un violent exercice ; il mourut' à la suite de cruelles douleurs. Après avoir signé le bref, il avoitdit : « La voilà faite cette suppression ; je ne m'en repens pas, mais elle me donnera la mort.» Aucun témoignage historique n'a depuis confirmé les soupçons du pootife.

Le secret attachement du Pape nctuel pouiF les Jésuites a été , dit -^ on , la cause dis son avancement. Entré dès sa jeunesse dans Tordre des Bénédictins de la congrégation de Mont»»

Cassin , le supérieur du couvent lui refusa un grade, sous le prétexte de quelques propositions de sa thèse accusées de molinisme. Pie VI , qui étoit allié au jeune religieux, et qui conservoit lui r- même de rattachement pour les Jésuites, lui conféra , de sa propre autorité, la dignité à laquelle il aspiroit. '

Cette victoire remportée sur son supérieur exposa Chiaramonti a d^ nombreuses contra-^ riétés, etlui rendit le séjour de la maison in-* supportable. Le pape le sut, et son protégé fut créé évêque de Tivoli : là ses ennemis le pourfttiivirent encore ; ils l'accusèrent de s'entourer d'anciens Jésuites et de protéger leur doctrine; ils firent représentera Pie Vï que Chiàr^meoti devoit renoncer à leur société. Lo so^ lo sa ^ la vogliono cardinale > s'écria brusqiiement

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Bratchi , d*uD caractère impétueux, et que la contradiction aigrissoit.

Admis dans le sacré collège , l'ëvéque de Tivoli 9 devenu evéque d'Imola, dul à ses vertus et« à sa pieté la tiare , qui a été si pesante pour lui ; il fut élu pape dans le conclave assemblé à Venise en 1799, après que Tambassadeur d'Autriche eut donné indirectement l'exclusion au cardinal Gerdil , savoyard , et lorsque les deux factions qui portoi^ent Pune le cardinal Bellizpni , l'autre le cardinal Mattei , virent , après une longue lutte, qu'elles dévoient re* noncer a leurs protégés.

La même autorité qui avoit supprimé les Jésuites et qui avoit fait tous ses efforts pour les faire oublier, vient de les rappeler a l'exis* tence , au moment où les derniers religieux ^ témoins de la catastrophe de leurordre , éloient près de disparoitre du monde. Le pape, à peine raffermi sur son siège ^ a rétabli les Jésuites , qu'il appelle les plus vigoureux rameurs de là barque de St. Pierre, révoquant le br^f de Clément et tous les arrêts qui pourroiept être relatifs à leur destruction. ^

Le plus grand nombre des souverains ont vu avec indifférence, le rétablissement d'un ordre auquel on ne pouvoit rendre ni ses richesses^

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ni son Immense raQuence, et se sont contentés de ne pas lui ouvrir l'entrée de leurs Élats* On s^étonnera dii silence qui a suivi cette démarche inattendue du pape , lorsqu'on se rappellera l'instance aveC laquelle l'abolition des Jésuites fut demandée, l'impression qu'elle produisit. Autrefois que des discussions de théologie faisoient naître des troubles politiques j on pouvoit donner une grande importance à la suppression on à la fondation d'un ordre reli* gieux ^ mats aujourd'hui l'Europe , fatiguée do révolutions , ne recherche point des semences de discorde ; elle voit sans s'e'mouvoir le rétablissement de quelques moines dans leurs cou- \ens , au moment où la chute e.t le renouvelle-ment des trônes lui offrent des spectacles bien plus faits pour mériter son attention.

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