VOLEURS UE GRAND CHEMIN
cruellement écourté. La veille de la Toussaint, le maître de poste de Terraciua a été ainsi enlevé. Se donnant pour un pauvre médecin de village en tournée (un médecin en Italie ne vaut pas un maître de poste), il avait traité pour une rançon modique ; m^is la supercherie ayant été découverte, les brigands, pour en faire un exemple, lui plantèrent des fourchettes dans les yeux. On prétend qu'ils avaient découvert en lui un ancien associé et faux frère.
Les gouvernements de Naples et de Rome ont dernièrement fait de grands efforts pour détruire ou gagner ces brigands, ce qui ne produira qu'im bien momentané , car le principe du mal est toujours là: c'est le manque d objet et d'aliment pour l'industrie, le défaut d'éducation; c'est une administration de la justice civile et criminelle tout-àùdt corrompue , qui accoutume le peuple à se la fairo à luirméme et àsubstituer la violence et l'artifice au droit et à la raison. Le gouvernement aime mieux traiter avec des brigands, que de faire ce qu'il faudrait pour empêcher qu'on ne le devint. Cela est plus tôt fisdt, mais il faut y revenir sans cesse. Le premier ministre en personne part pour la frontière, afin de s'aboucher avec des plénipotentiaires de voleurs de grand chemin.
i^jani^ier 1818. Un coup de stylet a été donné ce matin à 1 1 heures dans la rue du Coeso, par suite d'une rixe au sujet d'une femme , et Tassas-^