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i6a jossPH £T JOAcmu.
Le règne de Joseph Bonaparte fut court et insignifiant; celui de Joachîm Murât dura sept ans et fut marqué par un grand nombre de mesures utiles. Moins înslrtiit, moins capable encore que son prédécesseur, il eiit pourtant le talent ou le bonheur de bien choisir ses ministres et ses administrateurs. Sous son règne, on Bttie bonnes routes jusque dans les provinces reculées, Tindustrie fut encouragée. Tordre établi dans radministràtion. Un code de lois, uniforme et clair, prit la place d'une jurisprudence fondée sur des coutumes et sur des précédents contradictoires. Les assassins furent désarmés. Le revenu public doublé par des impôts excessifs sur les riches, fut employé en travaux publics dont le salaire enrichit les pauvres. Des établissements d'éducation pour la basse classe furent fondés aux frais du gouverueinent , et les maîtres recevaient jusqu'à quinze ducats par mois. Quoique peu fréquentés d'abord, le nombre des élèves y augmenta bientôt et s'accroît encore, car ces écoles n ont pas été abolies (elles n^étaiënt pas d'enseignement mutuel), et, à ISaples même, une partie de la nouvelle génératitm citadine sait lire et écrire ; mais il n'eu est pas ainsi à la campagne. Murât, dans l'année 1807, établit quatorze collèges royaux avec de bonsproffesseul s, qui e ment jusqu'à six mille étudiants, mai& le nombre est à présent moindre.
LA. REIM CAROLINE. ifô
Les fils de familles nobles ou seulemenl ricfaeë sont rarement envoyés au collège^ ils sont élevés par un abbé ou plutôt par les domestiques. Il y a ti^ès-peu d'exemples qu'aucun d'eux ait pris du goût pour la littérature ou les sciences. Quant aux femmes, il eu est peu en comparaison d'autrefois qui soient élevées dans un couvent. La reine Caroline (femme de Murât) avait établi une maison d'éducation pour les jeunes filles nobles, comme celle de Saint-Denis en France, aux frais du gouvernement; et cet établissement, qui a eu du 3uccès, est encore maintenu par le nouveau gouvernement; mais les pères et les mères de fiimilles nombreuses, qui ne seraient pas fichés de voir quelques-unes de leurs filles prendre du goût pour la vie monastique, maudissent un mode d'éducation qui les en éloigne.
Une dame romaine m'avait fait la statistique des mœurs de ses contemporaines de Rome , dans laquelle il y avait des exceptions favorables au milieu d'une grande corruption ; ici on dit qu'il n'y en a point. Toutes les classes se ressemblent, et certain vice odieux, qu à Rome, où il est trop commun, on couvre au moins d'un voile impénétrable , est ici a voué sans honte. Aucune femme mariée ne craint de parler ouvertement de sou amant, et ne croit nécessaire d'user à cet égard du moindre mystère ; mais il faut avouer cependant que la constance rend ces liaisons mcàns
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méprisables qne celles que fprme un homme à bonnes fortunes, avec les femmes qui veulent bien être sa conquête. Ici il n'y a rien de semblable. Ardents et paresseux à-la-fois , les- Ita* liens cherchent des jouissances déjà arrangées; et, bien qu'elles soient toujours les mêmes, ils ne. s'en lassent pas. Celles de pure vanité ne les tentent jamais, et la passion qu'ils éprouvent pour leur maîtresse ressemble un peu à celle que ressentent pour leur diner les gens doués d'un bon estomac, laquelle, sans être' d'une nature très -raffinée, dure long- temps sans s'affaiblir. Cette constance des Napolitains n'est point, au reste, celle des autres Italiens ; ils ne sont point azi^alieri serventi^ n'accompagnent point lein^ belles du matin au soir et peut-être ne les en aiment que mieux. Leur galanterie, comme leurs mœurs, en général, est espagnole plutôt qu'ita- Henné. Toujours étonné que les maris se soumissent à nourrir les enfants d'autrni, j'ai obtenu là-dessus une explication d'autant plus curieuse, qu'elle me vient d'un vénérable prélat ; « Les femmes , dit-il , ont des règles d'honneur, elles ne se donnent pleine liberté que lorsqu'elles sont lé fftirnemenX enceintes jiii maritisemprepiiUitanOf est l'expression dont il s'est servi; elle mérite d'être conservée dans son originalité.
Le luxe favori des riches est ici celui des voitures et des chevaux, et ceux-ci sont si bien
tt t'ÀQDÉBOt. l6$
timessés, qu'à un équipage de quatre chevaux , Ton ajoute un cinquième cheval qui , sans pos« tillon et sans les moyens vulgaires du fouet et des rênes ^ obéit à la voix et aux signes du cocher. Au "CoiÉ d'une rue , à rertibranchement d'un chemin , le cheval tourne la tête et voit dans les yeux do cocher de quel côté il ira.
2^ hord (ht paquebot Leone , mercredi ai ofrr/ t8i8. — Nous fîmes voile hiei^-au soir avec une lé** gère brise déterre, et ce matin nous nous sommes tï'oiivés à deux encablures de la côte de l'île de Caprî, dont les formes, ainsi vues de près, n'a^vaient rien perdu de leur hardiesse et de leur beauté. Les grands rochers isolés qui s'élèvent du sein de la mer comme en vigie, le long de la côte de l'ouest, me rappelaient les aiguilles de l'ile de Wight, en Angleterre, quoique de couleur et de substance différentes. Glissant doucement sur la surface d'une mer tranquille, à l'aide d'une petite brise qui notis faisait faire une lieue à l'heui^ nous ne perdîmes de vue Capri et la Calabre tjue dans l'après-tnidi. Le bâtiment montait du canon et avait à bord un détachement de marine pour le défendre contre Içs corsaires barbaresques. Il était plein de passagers, et des Alle* mands(i) eurent, au commencement du voyage, une altercation violente avec le capitaine du
( i) Le prince Louis de Lichtenstein et un autre Autrichien;
paquebot. Une de leurs chambres, reteotie^ bch méroiéfiy payée, suivant la quittance qu'iU eihl^ baient 9 avait été donnée à une autre personne. Le capitaine ne contestait pas leur boQ droit , mais se contentai! de dii^ que fei chambre avait éxé prise d'autoriié^ ce qui luji paraisîsait réppndre à tout. Quant aux injures qu'on ne lui épargnait pas^ il y faisait peu d'attention* Il n'y avait aucun moyen d'eu obtenir justice , et nous deviom» nous estimer heureux que nos lits aussi n'euscent pas été pris d'autorité. Oq sut ensuite qpe Tau* torité au nom de laquelle cette grossière ijijustic^ avait été commise ^ était celle de l'apothicaire de la dame qui est la femme de la main gauche de sa majesté napolitaine* Parmi nos comp^gnonii de voyage, nous avions la chaîne de galériens et toute une troupe de chanteurs de l'opéra qui nous donnèrent (je veux dire les chanteurs) un échantillon de leur savoir-feire. Il pouvait y avoif en tout deux cents personnes à bord. Cependant le temps était si beau^ si tranquille et pourtant ai favorable^ on avait laperspectî ved'un si ppurt p^a^ sage^ que la bonnehuiiaeur s'établit hieototparm tout ce monde, même parmi cpiix qui avajeot tant à 6e plaindre du capitaine et qui non-seula^ ment hoyèi^nt leurs chagrins daifts le vin , ma^a
le comte Potoski, Polonais^ le baron Ëckart&tein et le comte FinlÉeiT j Pi*«6j)ien6.
auraient voulu y noyer tout le monde , e^ l'auraient pu ; car ils ;^vaient apporté avec eux araple provision de bon vin. Cest ainsi que se passa 1$ première journée : il y avait dix minutes que le soleil était descendu derrière un hpri/^on eml^ras^, mîjis de longues tramées de lumière divergent aidaient encore à suivre son cours vertical dan3 la mer. Pas le moindre nuage ne se TOpntrait sur la voûte entière des cieux , teinte de toiites ]e^ nuances , depuis l'orangé jusqu'au bjeu foncé, lorsque la lune dans son plein, éçlatapte d'nne douce lumière, sortit de rhorizon opposé , faisant de la nuit calme et tranquille un jour nouveau.
î2i3 ûm/. — Nous avions fait peu de chemin pendant la nuit ; mais une t>rise légère de Testsud-est s'élevant au point du jour, nous fit faire trois à quatre milles à l'heure , droit en route , sans presquç nous en apercevoir. A midi, l'île iïU^tiçqj qui n'est qu';i treize lieues de Palerme, se montrait déjà devant nous, et quelques hautes terres bornaient l'horizon derrière cUe; un petit nuage ^lanc sur la gauche indiquait l'Etna, et des points isolés au nord de l'Etna étaient les îles de Jjpariy m^iis qui n'exhalaient ni feux ni fumée.
a4 avril. — J.es premiers rayons du soleil éclairaient devant nous les rochers perpendiculaires de la po.tp de. Sicile, à cinq lieues de distance , et
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bientôt après nous distingnâmeâ , «au fond iViitië enceinte de montagnes, les tours, les dômes et les clochers de Palerdoe ; mais le vent nous man« quant tout à-fait à la distance d'une lieue, nous fumes bientôt environnés de bateaujt prêts à re^ cevoir les passagers inrpattents qui , prenant à la hâte congé les uns des antres , quittaient le bâtiment. £n moins d'une heure nous mimes pied à terre, sur un beau quai couvert de gens,moin$ dé* guenilles qu'à Naples. D'élégantes voitures étaient rangées pour voir, ce qui n'en valait guère la peine, débarquer quelques étrangers; car, malgré les deux cent mille âmes de Palerme , l'arrivée du paquebot y fait , à ce qu'il semble y quelque sensation. Par les soins de notre correspondant, nous trouvâmes un 'gite tout prêt à l'hôtel d'Angleterre qui , pour le pays, nous a paru un phénomène de propreté, le maître de Fhôtel ayant fait son apprentissage en Angleterre. Le soir, \distradadiToledo était pleine de monde et de voitures; les boutiques étaient élégantes et bien éclairées , et les mendiants moins nombreux qu'a Naples. Il n'y avait presque point de femmes dans cette foule , elles ne marchent pas , à ce qu'il semble, dans les rues, quoique le pavé, composé comme à Naples, de grandes dalles de lave, soit excellent: il y a aussi des trottofrs, mais impraticables, à cause des gens de métier de toute espèce qui exercent leur profession
LÀ SICILE. i6^
hors de chez eux , même la nuit aux lumières. Malgré cette apparence d'industrie , la place on notre hôtel est situé (/a Marina) a été tout le jour plehie de fainéants de tout âge qui jouaient ou quidormaient, étendus sur le pavé et mangés des mouches déjà en pleine activité.
a5 avHL — Le scirocco (vent du stid-est) à régné tout le jour, et le paysage semble poudré à blanc. Dans la ville, la poussière vous aveugle J mais à la dampagne et sur les montagnes environnantes , cette apparence est due à quelque autre cause. A Tombre, au milieu du jour, le thermomètre de Béaumur n'était qu'à 17" et l'hygromètre indiquait un air très-sec. Heureu* sèment le scirocco est beaucoup plus fréquent en hiver qu'en été, et , loin d'être alors incommode, convient à tout le monde et surtout aux pauvres; en été, lorsqu'il souffle, le thermomètre monte à "35 et 36**. Tous les vents méridionaux, celui du sud-ouest ou libeccMo^ et celui du sud ou austral y participent des qualités du scirocco. Lorsqu'ils toufflent , les feuilles des plantes se roulent comme si elles étaient attaquées par des insectes, la lu* mière du jour devient bleuâtre et l'air semble perdre sa transparence. Il y a dans la ville un fort joli jardin public, d'où Ton jouît d'une vue étendue sur la mer et sur la vallée opposée. Alla Concc{ doro (la coquille d'or) où Palerme est situé (ce nom caractéristique lui vient sans doute de ses
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&QiAbreuse^ plantàtioas d'orangers), V^tq^Qt
sphère était chargée ^u parfuqi de leurs Qeurs.
l^e célèbre abbé Piazzi, de ]S[dples, nous avait ^onné une le](tre povir son ^iève e( ^ucçe^^eur à robservatojre^ M. Scampatpri, qui poys a fait voir aujourd'hui les instruments avec lesquels son illustre maître décoifvrit les nouvelles planètes , et il se montre }ui-mépQe plein de zèle dans la même carrière* Le soir , ay^nt été invités à aller dans unp loge particulière s^ l'opéra, POHP eûmes occasion d'observer le .beau mondç palerraftain, qqi ressemble tout-à-fait 911 bçta^). monde du f este de TEiirope. En regardant ^u^opr de nous, noi^ ^ufions pu npu^ Cfpire è V^ps ou p Londres , ep quelque pîj^ys que c.e fut ep^n. plutp^ que sous le clipf at de rAfriq^iç , et parmi des gens dont le plus proche voisin sp trpuyç être le dey de Tunis. La fusion des ^œiirs^ipalgrc les différence^ notables qui ex^tjent ençon?, caractérise l'ÈurQpe moderne , et les pmdes sjjirjtout ^'égalisent ay.ec x^pe rapidité tQut,e particu-' lière. J^es femnaes ét^^e^t h^^jillées qpnpjne à Parj#^ et nou^ oAt .çn généra par m faypris^es de {a nature. Qn jouait Cincferella ^ et la pren^ière cantatrice, admi^'able à tous (égards (Gineppina Fabre), était la fille du ci^isinier de Beauharnai^. !Nous sortîmes à ,ut^e heure après minuit , et , ay apt perdu ina compagnie, je demandai le chemin de la Piazza Marina, a Voilà le plus court » , me
dit-pq , en iDe montrant una petite rue sombre et fiolitaire , « p)ais voilai le plus sOr par la strada d^ Toledo^» qui en effet était biop éclairée et pleipQ d^ mondé, surtout ^qtour de certiiins çafé^ ambulants, moiités $ur qiiatri^ roiiea et décorés de fleurs , de nqeu()s d^ rubans et ménia de drapeaux. Oq y VQyai| des pyramides d*Qraiig?$ i^td autres fruits, p^is surtoi|t desfor6e/;/(glaces) et U baril d^acquçjolo ou limpnade à la glace ^ SMfpendu spr ^n ax? de manière à verser 1^ li* quegr plus commodément ^vjf. nombreux ama-*' leurs dont h soif ardente semblait ne pouvoir être étanchée. Personne xC^X^xt ivre , et on aper* cevait bien peu de femmf'$- î^ fcirocco souf/lait avec une extrême vio^c^, la poussière tourbillonnait jusqu'aux toits et 1^ chaleur était trèsr^ forte.
28 qvril. — TjC comt^ de S....^ k qi4 noi^s étions recommandés, est ve^u ce matin nou.s prendre dan$ un élégant équipage, pour fiUer dùier à la qampagne ch^z son frèrje aîné, le prince de T.... La roul^ qui était fort bonne , ^ sw vait le bord de la mer, nous y conduisit ^en moin^d'i^uc heure. Le prince ,de T... , que nous trouvânjtes à ^ parte , nous introduisit lui -même dan^ la maison. Les appartements étaient payi's de marbre, Ic^ murs peints à fresque. On ne voyait de chemiinées nulle part. Le dîner fort bon en lui-même, n'était pourtant ni aiigl:i:5 ni franrais. Point de gros plats,
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du menu gibier, du poisson d'espèces variées^ ^t des glaces eh abondance. Malheureusement je demandai des explications sur un des plats que je prenais pour des fèves blanches, mais qui était ce qu'on appelle ici botloni, La table était servie par cinq ou six laquais en iivféei et le maître d'hôtel. La compagnie, quoique nombreuse , me parut n'être composée que dô la famille du prince ^ le précepteur, le secrétaire , le chapelain , etd. , qtii semblaient vivre àvèd lui siir lin pied d'égalité polie. Lé pHncé connaissait bien l'histoire et les antiquités dé son pays. On parla du' livre du prince de Biscari que nous désirions nous procurer, et il nous fut présenté d'une manière si gracieuse, qu'il n'y aurait pas eu moyen de se défendre de l'accepter. Le comte S...., que nous connaissons mieux, est instruit et modeste; il a voyagé et était au congrès de Vienne. Les opinions des deux frères étaient libérales dans le meilleur sens de ce mot, et propres à donner l'opinioa la plus favorable de la noblesse sicilienne. Si ces lignes tombent jamais sous leurs yeux, j'espère que leur bon sens me pardonnera des détails qui seuls peuvent transporter les étrangers dans le pays que l'on veut leur faire connaître, et les rendre en quelque sorte préseus à ce qui s'y passe; les détails les plus insignifiants instrtiisent mieux à cet égard que des généralités.
Après diner, une voiture découverte nous conduisit dans diverses résidences baroniales des en-* virons; premièrement, dans celle du prince de Butera , dont la mémoire est en grand honneur dans le pays; il mourut il y a quelques années, laissant après lui une fille inconsolable et une veuve qui) malheureusement pour elle, ne le fat pas (i). Le village, entourant ce château, était habité par des paysans fermiers et autre*» fois vassaux du prince, qui maintenant ne relèvent plus que de la tyrannie napolitaine , la-
(i) Le fils aine de lord P.... ( M. H....) était derenu éperdiunent amoureux de cette dame qui, ne pouvant résister au serment, un pou trop dramatique, de se bràler la cenrelle d*un coup de pistolet, que fit à se9 pieds Tamant désespéré de ses refus , consentît à être mariée en secret. Lord P.... , qui avait appris en Angleterre ce que méditait son fils, arriva inopinément en Sicile , et obtint du gouvernement, sous pro>texte-d*une loi tombée en désuétude , qui punissait les ma*riages clandestins d'un emprisonnement de trois années i Tordre nécessaire pdur faire enfermer son fils dans une forteresse et la princesse dans un couvent. Ce fils fut cependant bientôt après transféré à bord d'un vaisseau et conduit en Angleterre, où il ne tarda pas a oublier ses engagements^ Quant i la dame, après sa détention, qui fut plus longue, elle se rendit d'abord à Rome , où le mariage fut confirmé , pfûs en Angleterre, où il fut également trouvé légal. Une pension lui a été accordée sur les biens de l'inconstant époux, pension qui lui était d'autant plus nécessaire que , par son infortuné mariage , elle se trouvait avoir perdu un douaire de 60,000 francs de rente.