IV PRÉFACE
lièrent, au lieu de la payer; et lorsque, après cinq ans, le mécontentement vint à se manifester, ils déclarèrent, dans leur congrès de Troppau (1820), qu'ils réprimeraient, par la médiation ou par la force , les uns chez les autres , toute rébellion contre leurs gouvernements respectifs.
Les Italiens , ceux de Gênes et de la Sicile exceptés , n'avaient pas le même titre à faire valoir que les autres peuples ; car on ne leur avait rien promis : mais toujours avaient-ils , en commun avec eux, le droit de résister, à leurs périls et risques, aux entreprises de la tyrannie. A Naples, il se fit une petite insurrection bénigne, qui dura sept jours (du 2 au 9 juillet 1 820). Les forces révolutionnaires, ayant à leur tête le général Pepe et un prêtre, nommé Menichini , entrèrent en armes , mais sans violence, dans la capitale, portant solennellement, dans un fiacre, la nouvelle constitution (la constitution d'Espagne). Elles défilèrent, en bon ordre, devant le palais du roi , où le duc de Calabre (Sa Majesté actuelle) se tenait à la fenêtre pour les voir passer , et les saluait. Le vieux roi se fit présenter les chefs, qu'il reçut gracieusement, et il promit