L INQUISITION
poiiillait , sons prétexte de le constituer , devaient inspirer quelque défiance; et il faut convenir que c'était pour les amis de la liberté une bien fausse position, que celle d'associés d'un despote militaire. Aussi , malgré leur prédilection pour Bonaparte, inconséquents d'un bout à l'autre, les libéraux ne firent en Italie, comme en France, aucun effort pour le sauver.
L'inquisition romaine n'avait jamais été aussi sévère que celle d'Espagne, et depuis long-temps elle se bornait à tracasser les individus un peu marquants,^ qui il prenait fantaisie de voyager, ceux que l'on soupçonnait de lireou de penser, ou enfin ceux qui ne vivaient pas tout-à-fait comme les autres. A l'approche des Français, l'inquisition cessa d'exister sans que personne s'en aperçût, excepté pourtant un malheureux prisonnier , trouvé dans les prisons du saint-office à Faenza près de Bologne, où il avait été enfermé nombre d'années. En Toscane et dans les états de la maison d'Autriche , le pouvoir sacerdotal était bien faible.
Je n'avais encore rien vu en Italie qui me donnât une trop favorable opinion de ses habitants: cependant, les informations que j'ai reçues sur les mœurs domestiques des campagnards de cette partie du pays, m'ont appris à ne rien conclure encore. Je tiens ces informations d'un grand propriétaire, habituellement en contact avec les gens de la campagne, mais qui d'ailleurs n'étant point I. 7