‹ Voyage en Italie et en SicileChapitre 47 sur 126 · SAINT-PIF.RRE DE ROME. ^>J'^J · texte numérisé non relu

SAINT-PIF.RRE DE ROME. ^>J'^J

foule, et dans les bas côtés, les murs sont décorés de copies en mosaïque des tableaux des plus grands maîtres, sans un seul tableau à l'huile. Si j'étais pape, il me semble que je voudrais signaler mon bon goût en faisant appliquer une couche de grisaille, d'un bout à l'autre de Saint-Pierre, sur les marbres variés et les dorures; à la détrempe pourtant, afin que mon successeur, infaillible aussi bien que moi pendant sa vie, pût, s'il lui plaisait, rendre à la basilique son premier éclat. Je murerais ensuite au moins les trois quarts des fenêtres et peindrais les autres d'une couleur chaude et transparente. On ignore, en Italie, l'effet de ce dini religions ligJit ( clair - obscur religieux ) qui fait le charme des églises gothiques du douzième siècle en Angleterre. Je dois dire que, quoique Saint-Pierre paraisse au premier coupd'œil tout marbre et tout or, ses parois sont, par intervalles , composées de briques grisâtres dont le ton homogène est bien plus favorable à la grandeur que le bariolage des marbres divers. Dans mes fréquentes visites à Saint-Pierre, je l'ai toujours trouvé plus grand, plus majestueux et plus beau, après le coucher du soleil que dans le jour. L'on est surpris de l'uniformité de température qui règne dans ce grand vaisseau , où la chaleur et le froid des saisons se confondent et se neutralisent comme dans les souterrains profonds. J'ai déjà dit ce que je pensais de la façade de Saint-

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