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saient dans sa longnonr, et la divisaient en bandes de 12 pieds de largeur. On a fait beaucoup de conjectures sur ces constructions évidemment d'un autre âge que l'amphithéâtre et d'im travail très-inférieur ; la moins improbable est qu'elles servaient à soutenir un plancher de bois, couvrant toute l'arène. Peut-être les intervalles étaient - ils destinés à donner passage aux animaux de combat , qui montaient sur le plancher par le moyen de trappes ou de portes en coulisses comme à l'Opéra. On a trouvé entre ces murs d'appui des traces de plans inclinés, au nombre de 82, qui pouvaient conduire à ces trappes. Quel opéra moderne pourrait se vanter d'avoir ainsi 82 trappes à monstres de toute espèce, et encore leurs monstres seraient - ils de carton, tandis que ceux du Colysée étaient de chair et d'os, à dents et à griffes véritables; dans l'origine, l'arène du Colisée pouvait être transformée en naumachie à volonté. Des conduits , encore visibles, amenaient l'eau des thermes de Titus où elle était appo-rtée de Tivoli, par un aqueduc auquel ses détours donnaient une longueur de 44 milles. Cette eau se précipitait dans l'arène par 80 ouvertures, et la remplissait jusqu'à la hauteur de 10 à 26 pieds. Amener ainsi ime rivière à travers les airs, pour faire un arpent de mer où des miniatures de vaisseaux se livraient bataille, est une sorte d'enfantillage gi-
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gantesqiie, où la disproportion entre la fin et les moyens paraît extrême. Ce mauvais goût ne dura pas, car les petits murs construits subséquemment étaient incompatibles avec la naumacliie , et déplus, certains passages souterrains (i) récemment découverts, et qui communiquaient de l'amphithéâtre au palais impérial , auraient été sous l'eau, si l'on n'eut pas cessé de l'introduire. Or, comme l'on attenta à la vie de l'empereur Commode dans ce passage même, et que cet empereur régnait environ i lo ans après la construction de l'amphithéâtre, il est clair que l'usage de la naumachie avait duré moins d'un siècle. La profondeur requise pour l'admission de l'eau n'étant plus nécessaire, et cette profondeur rendant une certaine portion de l'arène invisible à un grand nombre de spectateurs , on voulut en élever le niveau , et un plancher de bois sur des murs d'appui parut être l'expédient le plus prompt et le plus facile, présentant d'ailleurs des moyens pittoresques d'introduire les acteurs, hommes ou bêtes, sur- le théâtre. Il y avait dans les jeux cruels de l'amphithéâtre , un raffinement qui étonne. J'ai vu une fresque antique, représentant un malheureux esclave, qui entre par un étroit passage dans l'arène, qu'il doit traverser au milieu.
(i) La terre et les décombres qui remplissent ce passage, n'ont été enlevés qu à son entrée, assez cependant pour; voir qu'il était fini avec soin et très-orné.