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assyrienne on babylonienne, el cette sculpture avait disparu I Quel vide à combler dans fhisloire de Tari ! Aussi l'archéologue en gémissait, el continuait ses investigations, interrogeant encore sous sa tente le Bédouin de l*Enphrate pour apprendre quelque chose de Babylone, et demandant au Kurde du Tigre ce qu'il savait de Ninive. Il lui semblait que Dieu avait assez appesanti son bras vengeur sur ces villes. Les peuples qu'il avait maudits étaient morts; les nations proscrites avaient disparu; sa force avait assez fait justice de leurs crimes ; le jou4* n'étail-il pas venu de laisser voir aux générations nouvelles les traces imposantes d'un châtiment sévère et mérité?
t C'était aux bord6 du Tigre, c'était dans le voisinage de Mossoul que devait être révélé ce grand et impénétrable mystère de l'art assyrien. En face de cette ville, assise sur la rive droite du fleuve, surgissent sur le bord opposé deux monticules assez étendus, auxquels se retient les extrémités d'une vaste enceinte, évidemment les restes d'un rempart très-épais et très-élevé. De ces deux éminences, l'une est factice, c'est-à-dire qu'elle porte partout la trace de constructions, que prouve d'ailleurs sa forme assez régulière. L'autre , qui est naturelle et rocailleuse, laisse également apercevoir çà et là des vestiges de maçonnerie antique, au-dessous des maisons d'un village arabe qui porte le nom de Nnniveh ou Nebi-Ounous (toml>eau de Jonas), à cause d'une pierre ornée de caractères que les musulmans conservent religieusement dans une petite mosquée attenante au village. Le fanatisme des habitants ne permet pas de voir cette relique , qu'ils disent être la pierre sépulcrale du prophète, et l'on 2. 14 *
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ne peut vérifier si du moins elle porte des caractères assyriens. Il faut s'en rapporter au dire des gens du pays, et croire. C'est donc en ces lieux que mourut le prophète ; c'est là qu'assis à l'ombre du lierre que Dieu fit croître au-dessus de sa léle» Jonas menaça les Ninivites de la vengeance céleste; c'est là aussi qu'était cette célèbre Ninive si corrompue et si orgueilleuse » si implacable dans ses haines «. si barbare dans ses vengeances ; enfin c'est bien le sol où le fils de Bélus fonda la ville à laquelle il donna son nom, et qu'il voulut faire la plus grande et la plus belle de toutes les villes. Ces lieux virent Ninus, abdiquant pour cinq jours, céder son sceptre à un caprice de femme, et t'ambitieuse Sémiramis égorger, pour régner seule, l'homme qui l'avait, par amour, élevée au trône d'un grand empire. ••
c En face de ces vestiges que le temps a nivelés, comme il nivelle tout , et de ce monticule qui s'élève seul aurdessus de la plaine, on peut croire qu'on a devant soi les cendres du splendide bûcher do Sardanapale; car sait -on à laquelle des deux destructions de Ninive rapporter ces ruines? Cette terre, aujourd'hui si aride et si dépeuplée, une population innombrable et active l'a embellie de ses ouvrages^ l'a ébranlée de ses danses joyeuses , sillonnée de ses chars de triomphe; et tes Juifs captifs l'ont fécondée de leurs sueurs, arrosée de leurs larmes, sans que Tobie, devenu minisire du grand roi, ait rien pu pour adoucir leur sort. C'est cette contrée jonchée aujourd'hui de débris à perte de vue que Jonas mit trois joui^s à parcourii*, avertissant le peuple de ses péchés., Texhorlanl au repentir et le menaçant de la colère de Dieu,