‹ Voyage en Palestine et en Syrie (volume 2)Chapitre 114 sur 144 · TIBÉRIAS · texte numérisé non relu

TIBÉRIAS

£\er combien a de charmes une réception franche et cordiale comme celle qui nous était faite. Ces preuves de désintéressement sont rares assurément ; mais lorsqu'elles se rencontrent, elles honorent d'autant plus celui qui les donne, qu'il est bien rare qu'on revoie une seconde fois le voyageur qui passe, et que, bien certainement, on n'espère pas de jamais le rencontrer. On dressa nos lits sur la terrasse audessus de laquelle était un treillis qu'entrelaçait une vigne. Lorsque nous fûmes couchés, la vue du dôme étoile, que nous apercevions à travers ce feuillage, était d'un aspect ravissant.

6 septembre. — Nous nous levâmes de bonne heure, aûn de profiter de la fraîcheur du malin pour visiter la ville et ses environs. La ville moderne de Tibérias ouTabaria, comme l'appellent les indigènes, occupe seulement une partie de l'emplacement de l'ancienne cité. Elle est entourée de toutes parts, excepté du côté de la mer, par une muraille épaisse et solidement construite, haute de vingt pieds, avec une parapet, mais qui n'est point armé de canons. On y a pratiqué des meurtrières, et elle est flanquée de vingt tours rondes. Ces tours ont au premier coup-d'œil un aspect imposant; mais un examen

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