‹ Voyage en Palestine et en Syrie (volume 2)Chapitre 128 sur 144 · CAP BLANC · texte numérisé non relu

CAP BLANC

en bas. Quel terrible spectacle ! Et cependant l.i mer est dans ce moment parfaitement calme. En hiver, lorsque la Méditerranée, soulevée par de violens venls d'ouest, vient se briser avec fureur contre la côte, les vagues s'élèvent, me dit-on, jusqu'à la hauteur même où nous sommes. Des myriades de pigeons sauvages, qui ont leurs nids dans les crevasses de ces rochers, effrayés par la détonation d'un fusil que je viens de décharger en l'air, afin d'éprouver l'effet d'un écho pour lequel ce lieu est remarqué, s'envolent dans toutes les directions. En me retournant, le vertige qui s'était emparé de moi pendant que je regardais ainsi en bas de la falaise, s'accrut encore en voyant la montagne qui, à partir de mes pieds, s'élevait perpendiculairement à une hauteur encore plus considérable. Hadji-Mouça vint heureusement à mon secours, et m'aida à m'éloigner de la place où j'étais. Cette passe a environ un mille de longueur. Une tradition populaire attribue le percement de cette route à ce même Scander ou Alexandre-le-Grand. La vue de ce sentier ainsi taillé en escalier me fit d'abord supposer que c'était là l'ancienne Scala des Tyriens; mais il parait qu'on doit

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