TSAI.DA OU SIDON
les souliers ci les pantoufles en maroquin, sont les plus remarquables. La population de eette ville est estimée de quatre à cinq mille âmes, dont un peu plus du quart est chrétien. Les habilans s'adonnent principalement au commerce de la soierie, ou exercent l'état de teinturier. Sur une montagne qui commande la ville au sud, s'élève un vieux et beau château, aujourd'hui en ruines. Il a élé bàli par saint Louis, roi de France, qui répara également la ville au ternes des croisades*. A l'extrémité nord de la cité est un fort qui s'avance dans la mer, et qui fui construit dans le but de défendre le port. Il communique à la terre par un pont très-long, formé de plusieurs arches. Son port est comblé par les sables. Dans le seizième siècle, il fut, ainsi que plusieurs autres situés entre Acre et Bevrouth, ruiné à dessin par Fakr-ed-Din, célèbre émir des Druses, qui était alors maître de ces contrées et visait à se rendre indépendant de la Porte. Afin que ces ports ne pussent désormais recevoir les galères turques, il les fil
* Pendant les guerres des croisades , Sidon tomba au pouvoir des chrétiens; mais clic leur fui enlevée en llil. Ils la reprirent aux Sarrasins en 1250 ; mais ils en furent enfin dépossédés par ces derniers en 1289.