IV EN MER
pris la route de terre qui conduit du Caire à Jérusalem), d'un Italien et de plusieurs esclaves des deux sexes destinés à rétablissement que Lady Hester Stanhope possède aux environs de Tsaïda. Ces derniers voyageaient sous la conduite d'un Turc âgé et respectable, qui était depuis plusieurs années au service de sa seigneurie. Notre bâtiment n'avait point de cabine, bien que nous payassions aussi cber que s'il en avait eu. Mais en plaçant les uns sur les autres quelques sacs de riz, qui composaient en grande partie la cargaison, nous élevâmes une espèce de barrière entre nous el nos compagnons de voyage, les Arabes et les Abissiniens, avec lesquels il était peu désirable de se trouver en contact par trop immédiat. Quoique ces peuples soient naturellement doux et inoffensifs, ainsi que nous avons pu nous en convaincre partout, néanmoins leurs mœurs ne s'accordent pas toujours avec nos habitudes de propreté et nos notions de convenance. Une natte placée sur les sacs de riz et de café nous tint lieu de tapis, et une voile étendue au-dessus de nos tètes servit à nous garantir des rayons brùlans du soleil. Le reiss ou patron, tenant d'une main une pipe, et de l'autre le gouvernail, était assis, les jambes croisées, à la proue du bâtiment,