U) EN VUE DKS COTES DE SYRIE
biles sur la mer, nous eûmes beaucoup à souffrir de la cbaleur qui était alors excessive , et que ne tcm-^ pérait pas le moindre souffle d'air. Vers le soir cependant, quelques légères rides qui se montrèrenl à la surface de l'eau, à l'ouest*, vinrent nous annoncer le retour du vent qui nous était si nécessaire.
11 août. — Ce matin , à la pointe du jour, nous avons aperçu la terre; mais, contre notre attente, au lieu de nous trouver en vue du port de notre destination, nous reconnûmes que nous faisions voile tout droit pour le mont Carmel. Le reiss, auquel nous adressâmes des reproches pour s'être écarté à ce point de la roule directe, lorsque surtout le vent avait coii" stamment été favorable, nous répondit ingénument que, persuadé que le temps était pour nous une chose de faible considération comparativement à notre sûreté personnelle, il avait évité avec soin les rivages plats de l'Egypte, préférant se diriger vers la montagne dont je viens de parler, et qui est en effet le point culminant des côtes de la Syrie. Comme nous n'avions pas tenu d'estime, et que nous ne possédions qu'une boussole pour tout instrument de navigation, nous lui sûmes d'abord gré de sa prudence. Mais notre position une fois reconnue, nous primes en main lo