‹ Voyage en Palestine et en Syrie (volume 2)Chapitre 44 sur 144 · JÉRICHO · texte numérisé non relu

JÉRICHO

cbcs d'arbres. Après un léger repas pris à la hâte, nous nous couchâmes sur des nattes qu'on nous fournit au lieu de lits.

En tout autre temps, la fatigue que nous éprouvions naturellement après une longue et pénible journée de marche n'eût pas manqué de nous disposer au sommeil, même sur la rude couche où nous reposions; mais dans cette circonstance, nous nous sentions peu disposés à nous abandonner à ses douceurs. Mon sommeil fut agité et de courte durée. Au bout de quelques heures , je m'éveillai : mes compagnons de voyage dormaient encore; je me levai, et m'appuyant sur le parapet de la tour, je cherchai une distraction et comme un entretien avec moi-même dans les souvenirs que ces lieux rappelaient en foule à ma pensée. Comme on peut se l'imaginer, ces souvenirs étaient de la nature la plus intéressante, et la présence de plusieurs des objets mêmes leur prêtait un charme plus puissant, qui produisit sur moi une impression que le temps ne saurait effacer.

Au midi s'étend un vaste amas deau dormante ; c'est la Mer-Motte ou lac Asph&hle. Au levant apparaît uue chaîne de montagnes, dont les formes

Page 1