‹ Voyage en Palestine et en Syrie (volume 2)Chapitre 73 sur 144 · SÉPULCRE DE LA VIERGE · texte numérisé non relu

SÉPULCRE DE LA VIERGE

bel escalier en pierre, de quarante-six marches. A main droite, et à peu près à moitié de la descente, on voit le cénotaphe érigé en mémoire de Joachim et d'Anne, père et mère de Marie, et, dans un renfoncement à gauche, celui de Joseph, son époux. De là, un second escalier conduit dans une chapelle souterraine, éclairée par des lampes qui brûlent continuellement. Au milieu, un peu à droite, on voit un autel élevé sur le tombeau sacré, creusé dans le roc. Derrière cet autel, dans la courbe de la chapelle, est un autre autel où l'on dit quelquefois la messe. Alors même qu'on admettrait tout ce qu'ont de plausible les argumens dont on s'est servi pour prouver l'improbabilité que ce tombeau ait jamais été celui de la Saint- Vierge, il est impossible de ne pas éprouver une sainte impression en se trouvant dans le mausolée delà famille la plus favorisée de la terre. Celte chapelle appartient aux Grecs, et ce qui est assez singulier, c'est que Turcs et chrétiens ont établi des gardiens chargés de veiller à sa conservation. Les premiers ont un oratoire près du sépulcre de la Sainte-Vierge ; mais ils s'abstiennent d'y venir lorsqu'on célèbre quelque cérémonie religieuse, comme cela avait lieu aujourd'hui, ce jour-

Page 1