‹ Voyage en Palestine et en Syrie (volume 2)Chapitre 74 sur 144 · I0NT DES OLIVIERS · texte numérisé non relu

I0NT DES OLIVIERS

iàélant, d'après le rituel de l'église latine, l'octave de l'Assomption. Plusieurs franciscains, un cierge à la main et à genoux , y faisaient leurs prières. Le nombre de personnes qui montaient et descendaient les escaliers était immense ; mais la conduite de chacun était décente et convenable.

En sortant du sépulcre, nous commençâmes à gravir le mont des Oliviers, dans la direction de l'église de l'Ascension. Cette montagne, dont il est souvent fait mention dans l'Evangile, court du nord au midi; sa longueur est d'environ un mille. Le peu d'herbe qui couvrait ses flancs au printemps est aujourd'hui entièrement jauni par les chaleurs d'automne. Mais ce défaut de verdure est en partie racheté par quelques bouquets de cette espèce d'arbres auxquels elle doit son nom. Autrefois toute la montagne et la vallée en étaient couvertes ; de là lui est venu le nom de Djebel Tor ou mont des Oliviers, nom qu'elle a conservé jusqu'à ce jour. Mais comme l'olivier croît lentement, il en résulte que, lorsqu'il meurt de décrépitude ou qu'il est détruit de quelque autre manière , il est rarement remplacé. L'olivier reste dans toute sa force deux cents ans avant de commencer à dépérir; et même tant qu'il

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