‹ Voyage en Palestine et en Syrie (volume 2)Chapitre 75 sur 144 · MONT DES OLIVIERS · texte numérisé non relu

MONT DES OLIVIERS

existe, son tronc fournit de jeunes rejetons qui le remplacent lorsqu'il est mort.

Lorsque nous fûmes parvenus aux deux tiers environ de la montagne, on nous montra l'endroit où Notre Seigneur regarda la ville coupable, en pleurant sur sa ruine future *. « Voyez-vous tous ces grands bàtimens? ils seront tellement détruits, qu'il n'y restera pas pierre sur pierre.» (Saint Marc, xin, 2.) Hélas ! de quelle manière frappante ne s'est pas accomplie cette prophétie ! 11 ne reste pas un seul vestige de l'ancienne cité de David et de Salomon ; pas une tour, pas une porte, pas un seul pan de muraille du temps des Juifs n'existe aujourdhui. Fuit Hierosolyma ! Hors des murs on trouve bien, il est vrai, quelque monumens funèbres d'une date incertaine; mais ces tombeaux eux-mêmes ont été violés et bouleversés , comme si l'arrêt prononcé contre cette ville, vouée à la destruction, s'étendait même à l'asile de la mort !

C'est de cet endroit qu'on découvre le mieux le panorama de Jérusalem, la montagne sur laquelle elle est assise s'abaissant de l'ouest à l'est justement

" Voyez Appendice u°. 19.

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