‹ Voyage en Palestine et en Syrie (volume 2)Chapitre 90 sur 144 · V ASPECT DE LA JUDÉE · texte numérisé non relu

V ASPECT DE LA JUDÉE

lières de la stérilité du pays que nous venions de traverser, stérilité qui s'accorde si peu avec les brillantes descriptions que plusieurs écrivains tant sacrés que profanes nous ont laissées de son ancienne fertilité , nous ne songeâmes pas un instant à mettre en doute la véracité de leurs assertions, quelque exagérées qu'elles paraissent à la vue de ce sol aujourd'hui aride et désolé. H y a long-temps que le prophète avait prédit l'impression pénible que ce contraste devait produire sur le voyageur : « Celui qui passera par là sera étonné. » (Ezéch. xvm, 16.) L'ancienne fertilité de la Judée et la nombreuse population qui couvrait son sol sont aujourd'hui des faits incontestables. Moïse, peu de temps avant de mourir, s'adressantaux Israélites, leur peignait le pays qu'ils allaient habiter comme une « bonne terre, pleine de ruisseaux, d'étangs et de fontaines, où les sources des fleuves répandent leurs eaux en abondance dans les plaines et le long des montagnes. > il ajouta ensuite que « c'était une terre qui produit du froment, de l'orge et des vignes, où naissent les figuiers, les grenadiers, les oliviers, une terre d'huile et de miel, dont les pierres sont du fer, et des montagnes de laquelle on tire les métaux d'airain. » On dit mèm»

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