‹ Voyage en Palestine et en SyrieChapitre 12 sur 68 · EXCURSION DAMS LES MONTAGNES · texte numérisé non relu

EXCURSION DAMS LES MONTAGNES

maisons bien bèties» ajant chacune un jardin, et ifn 8*é1èvent isolées Pune de l'aotre an milieu d'une plantalion de uùriers,^'oi£rent à la vue en sortant de la yille par la porté du sud, et forment un finilioafg très-agréable. La principale occupation des propriétaires, plusieurs desquels ont en outre des établissemens en ville, est l'éducation des vers à soie.

Après ane henre etdeniie de marche, nous atteignîmes le pied de la chaîne de montagnes qui courent parallèlement avec la c6te, et qui, de ce cOté, descendent brusquement vers la plaine. Comme je Tai dit plus haut, nous étions montés sur des mulets. C'est la manière la plus ordinaire el la plus commode de Toyager dans eette oontrée montagneose. On se sert, pour les conduire, d'un bout de corde attadié à une chaîne tpâ entoure le museau; mais e?est là une bride bien insuffisante lorsque la mule et le cavalier ne sont pas d'accord; et il arrive souvent que celle-là résiste obstinément à la volonté de celui-ci. Ce désagrément est toutefois bien compensé par la séeurité qu'olfirent ces animaux lorsqu'on descend une route escarpée ; car, si on les laisse choisir eux-mêmes leur route, il est rare qu*il arrive un accident, ce qui est loin d'être le cas avec des chevaux,

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BROMANA. 9

sartoiit avec eem de louage. Au bout de deux heures encore» nons arrivâmes à Brumàiia, petit village sHiié sur Tune des hautes montagnes qui hordeot cette parlic de la cOte» et au centre du canton, habité piesqne exelusivement par les Druses, C'est là que M. Abbott et sa famille font leur résidence ordinaire pendant Tété, afin de jouir des brises fraîches qui soufflent de la mer, et de la vue déK- •iense qui s'étend sur la plaine de Beirout et sur toute la tùie au nord et au md. Lorsque sa préseoee est nécessaire à la ville» ou l*en infome au moyen d'un télégraphe placé sur la terrasse de la maison consulaire. Le docteur HoH Yates, qui nous avait quittés au Gairef était au nombre des convives qui ae trouvaient réunis sous le toit hospitalier de 11. Abbott. 11 sovArait de la fièvre intermittente, et il était venu ABrumâna afin de respirer Tairpur de la montagne, seul reasède connu lorsque le quinquina devient impuissant.

â5 99pêenére. La première eicursSon que nous finies à pied dans les montagnes, fut à Deir-el- Khaiàt, ou «le couvent du ebateau, • situé à environ une heure vingt minutes de marche de BrumAna, dans k direction du sud. 11 est très-présumable»

DB1K-BI.-KHALAT.

comme Hodiquent an reste son nom, la position

qu'il occupe^ el quelques vestiges de l'anliquilé, que c'était anciennement une forte position militaire. Dans le ceiilre d uu vasle espace couvert de ruines, s'élëre un couvent maronite, habité par deux moines seulement. Yis-à^vis de la porte de l'église, on voit quatre colonnes grossièrement taillées qui ont seize , pieds de circonférence; elles faisaient partie d*un temple dpnt il ne reste plus que le cella. Les pierres employées dans sa conslruclion sont calcaires el d'une grosseur extraordinaire. C'était probablenient un ouvrage des Phéniciens.

S6 septembre. — Ce matin nous avons rendu visite à l'émir de Bruinâna. Son palais, ou #^aV,car c*est ainsi qu'on Vappelle, est un taste bâtiment, bien construit et agréablement situé au bord de la vallée, qui s'étend à l'est du village. La famille du prince et celle du consul paraissent vivre ensemble dans les termes d'une grande intimité. Je fus étonné de la manière peu cérémooieuse avec laquelle on nous accueillit; mais quoiqu'on ne noua reçût pas avec l'étiquette qui s'observe dans les maisons turques, nous n'eûmes cependant pas à nous plaindre d'aucun manque de cordialité ou de bienveillance.

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