‹ Voyage en Palestine et en SyrieChapitre 15 sur 68 · IMPRIMERIE ARABE · texte numérisé non relu

IMPRIMERIE ARABE

matin l'imprimerie arabe, à laquelle ce couvent doit une grande célébrité *. Elle fut établie, vers le milieu (lu siècle dernier, parle frère du supérieur d'alors, qui était graveur. H se nommait Abdallah . Cet homme distingué, non-seulement fondit' des caractères itnitaot la plus belle écriture, mais se fit encore une grande réputation comme auteur par l'élégance de son style. Son crâné est placé sot un rayon dans l'une des salies du couvent, comme pour encourager les élèves qu'il a laissés après lui. Mais, hélas ! Quantùni mkiati ab tUo. L'établissement est aujourd'hui

* Yolney vécot pen^int près d*on an dans celte retraite. L'antenr m taimiltrop recommander à ses lecteurs le Vojjayc ou plutôt la Description de la Syrie et de l'Egypte, par Volney , 1783; ils y Irouveronl la solution de toutes les difficultés philosophiques que la lecture du présent journal n'auiaitpas suffisamment éclaircies. En alleudant, loat en ajoutant soa témoignage à celui de tous les autres voyageurs quant à rexaciitude des renseigoemeDS, il ne peut s'empécberyen sa qualité de eroyaot, de regretter qu'un homme doué d*UD mérite si éminent ait négligé le devoir qiii lui était Imposé, comme champion de rincrédultté, de peser impartialement les pfétentions du christianisme é noe origine divine, et de profiter pour cela de son séjour dans les lieux où cette religion a pris naissance, environné des étonnantes preuves de sou aalhenticité, ou du moins de ce qui doit passer pour des preuyes aui yeui de tout oi>servateur exempt de préjugés.

mPRIMBRIB ABABB.

fyrefque abandonné; car les dépenses soni bors de proportion avec les ressources. Ël pourtant» de quelle utilité ne serait-il pas ponr étendre la ciTilisation, s'il se trouvait dans des mains capables» et combien son admirable situation nedonneraiMl pas de fodlités pour en retirer tous les avantages dont il serait susceptible! Cesl dans les vallées et dans les profondes retraites du Liban, la partie la plus peuplée de la Syrie; c'est au sein d'une population chrétienne jouissant d'une plus grande liberté civile et religieuse <[tte ses frères d'Orient» qu'on devrait tenter les premiers essais d'une régénération politique. Si l'on réussissait, la supériorité de la position sociale des montagnards ne larderait pas à être sentie» appréciée» enviée et imitée par les Turcs leurs voisins. Le philanthrope alors pourrait espérer que le jour serait peu éloigné» où le flot des connaissances et de l'instruction religieuse qui a contribué si puissamment à notre bien-être, remontant à sa source» répandrait ses précieux dons sur les contrées mêmes d*où nous les avons reçus.

Les moines» étant chrétiens» ne peuvent pas posséder de terres } mais ils tiennent à ferme plusieurs domaines appartenant à l'émir du district» qui est

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celui de MiUjne» lilué daoi la partie la plot sepleB*

trionale du Liban, et habité par une population druse. La culture de ces domaioes eat confiée à des pajsaoa qui rendent compte ans religieux de la moitié da produit.

En quittant le eou?eot de Mar-liannah, nous Tlsf* tAmea les villages druses de Skouaïr (d'où le couvent tire son nom)) de Mitayne, de Zèbdj» de KomalUe, de Solima et de Ras-el-Mitayne, où nous passâmes la. nuit Tous ces villages sont situés A peu de distance les uns des autres , et chacun d'eux renferme un bâtiment, appelé jsrol ou palais, qm appartient à Témir du district où il est situé. Le pays que nous traversâmes est boisé, parfaitement cultivé et habité par une race de paysans robustes, bien proportionnés et dont la physionomie annonce ude hardiesse et une indépendance qu'on rencontre rarement en Turquie. Mais la rudesse des manières nW pas toujours inconciliable avec la bonté. Tous les Druses que BOUS rencontrions nous saluaient d'une manière amicale, et s'arrêtaient volontiers pour nous indiquer notre chemin, quand par hasard nous croyions nous en être écartés. Bien des fois,en passant le long d uo jardin ou d'un verger, les enfans couraient

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