COSTUME DES DRUSES
au-devaol de dous avee des imniers de figues ou de ralsÎD, nous pressant d'en manger, mais fumant de rien recevoir en relour.
Le coslnme des hommes est très-simple. 11 se compose d'un sur tout ou blouse noire» ra^ée de blanc, de drap grossier, sans manches, et qui descend jus<iu'aux genoux. Ils portent par-dessous une longue tonique ( kombaa ) de toile, avec des manches qui vont jusqu'au poignet. Les caleçons sont de la même étoffe, mais moins amples que dans les autres contrées du Levant. Une ceinture de toile blanche on rouge, avec des frani;es aux bouts, entoure la taille et sert à mettre leurs armes défensives, qui consistent en une pairé de pistolets, un poignard et un corncl à poudre ; ils perlent v\\ bandoulièrr» un fusil et une boite à cartouches. Le turban est plein, renflé vers le milieu et plat par le haot. Les son* liens ont la forme plul^ européenne que turque, bien qu'ils soient en cnir- jaune ou rouge, avee des cordons pareils et le quartier élevé. Cette manière de s*babiller est uniforme chez tous les Drttses,et les fait aisément reconnaître. 11 n'existe de difiPérence que ponr l'émir et les ministres de la religion. Le costume du premier ressemble à celui des Turcs en
PAYS DBS
pouvoir; mais celui des deruien» ne diff&re de l^ha*
biilemeut du peuple, que par la couleur qui est ou blaoche ou noiie, et par TabseDce d'armes offensives.
A Ra8-el-A|ilajBe, noua nous rendimes, suivant
l'usage, directement chez l'émir ; nous fûmes trèsbien accueillis. Après un excellent souper servi A la manière turque (les femmes mangeant à pari), nous nous coucbAmes sur le divan placé dao<» le salou de réception. Les matelas sont roulés et serrés, pendant le jour» dans des alcôves Je ne dois pas oublier de dire iei que les Druses de la classe commune aiment beaucoup la viande crue. Quand ou lue un mouton»
* On trouve rsTement des cbambre» à eoueber dtnt 1^ maisons des OrienfaDX. .Ainsi «|ae je l*ai dégi remanilié, ils raposènl, en général, U nait sar les sofas qui gemlsseat loors salons. La literie se compose, on oe cas, d'un matelas (tawrrahâh) de coton on de laine, d*im drap do coton, d'un second drap de la même élorfe,cou«u ao couvre-piod {kehhaf), . cl d'uu coussin de divan en guise d'oreiller, ilommes e' femmes n'ôtenl qu'une petite partie de leurs vétemens. Les basses classes couchent par lerre dans leurs man(e;iux, ou élendueSy toatau plus, sur un grossier tnpis de laine, ain^i «|ae les anciens Israélites. (Amos, u, 8.) Cela nous fait comprendre aussi les paroles que Moire Seigneur adressa au paralytique : « Levei-vous ; emportes votre lit et vous en ailes dans votre maison. » (Mattiiea, ix, 0.)