PAYS DES DRUSES
le foie» le cœur, etc., crus sont regardés comme de si landes friandises que les enfiÎDS se glissent soOTent (ianâ les cuisiaes pour en dérober un morceau. On m'a assuré aussi, que les jeunes femmes appartenant aux classes élevées de la société en sont elles-mêmes très-friandes ; mais je n'ai pas eu occasion de m*assurer de ce iliit par moi-mémè. Le plat favori des Druses, le kobbes, dontj'ai goûté plusieurs foisy est presque entièrement composé de viande crue*
^odobre. — Le pnys que nous avons parcouru aujourd'hui, ne diCTère pas beaucoup, dans sa physionomie générale, de celui que nous avions traversé hier; mais à mesure €|ue nous nous éloignions delà Côte» les villages se trouvaient placés à de plus grandes distances les uns des autres, et la végétation devenait plus rare« car nous montions évidemment. Les sources et les courans d'eau étaient trèsabondans. Un de ces courans entre autres qui roulait ^in Yolume considérable d'eau du cristal le plus pur, le long d'un canal artificiel, en partie creusé dans le roc, et en partie formé de maçonnerie, fixa notre attention pendant plusieurs heures. 11 court au sud, dans la direction de Beteddein, oû se trouve le
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palais de rémir Besbir» et parait être d'une coo-
8lructioii récente.
NonsarriTâmes à Deir-el-Kammar» ?era le eoueher du soleili et ootis descendîmes au couvent maronite. Peu de temps après notre arrivée» je me sentis subitement indisposé^ ce que je ne pus m'expliquer qu'en me rappelant que j'étais resté exposé, les deux jours précédens, aux rayons d'un soleil brûlant, et que j'avais bu sans doute trop copieusement aux fontaines le long de la route, pendant quej'élais en transpiration, Jefisappeler le médecin européen de Témir Besbir, et je me mis au lit avec un eommeneement de fièvre*