MARTI
Damas, cl mon entière salisfaction du mulelier pendant ie TOjage *.
A la sortie de Tripoli, au lieu de suivre la route par laquelle j'étais yenn, je montai le wady-Kadisha, ou vallée où coule la rivière de ce nom. Sur le sommet d'une colline qui se trouve au nord de la route» à Tendroitméme où la rivière entre dans la ville^ est le tombeau de Abou-Naszer.Vis-A-TÎsde ce tombeau, au sudjS'élèye la citadelle ou le château dont j'ai déjà fait mention. De ce même côté de la rivière, mais un peu plus haut, se trouve le célèbre couvent de derviches, situé au milieu Marbres» dans la position la plus pittoresque et la plus agréable qu'on puisse imaginer. Au bout de deux heures et demie de marche dans la vallée, j'arrivai au village de Sgarti,romantiquement bâti au pied du Liban. A l'approche de l'hiver, quand la neige, la pluie et les vents du nord, font de ces montagnes un séjour triste et désagréable, les riches habitansdu pays haut descendent dansla plaine avec leurs familles, et Sgarti devient alors leur vilbge de prédilectiou jusqu'au retour des beaux jours.
* Yoves Appendice, n« 18.
MOMTÉI DD LIBAH. ITT
Peu de temps après l'avoir quîUé, noos commeoçâmesft gravir la région supérieure du Liban- La roule qui s'avance le long de ces pentes escarpées est exlrémemeul raboteuse, car elle passe au-dcs80sd*un sol rocheux. La montée est pénible et fatigante pour les hommes comme pour lesebevaux. Il faisait tout-àfisit nuit, et nous étions au moment de nous égarer, lorsque heureusement nous aperçûmes les tentes de quelques Arabes, à peu de distance de la route. EUeii étaient de la même couleur que le sol, et sans les feux qu'on allumait, nous aurions passé à côté d'elles sans y faire attention. Nous voulûmes en approcher, mais les chiens faisaient bonne garde et se mirent à aboyer de toutes leurs forces et A nous montrer les dents. Ces Arabes me rappelèrent fortement, sauf le costume, les Bohémiens que f avais vus dans ma patrie. Burckhardt, en parlant d'une tribu connue dans le pays sous le nom de El-HaYb, dit que les individus qui la composent n'ont pas d'habitations fixes, qu'ils sont tributaires des Turcs, qu'ils vivent en paix avec les autres habitans, mais qu ils sont naturellement enclins au vol. 11 ajoute que, lorsque les montagnes ne leur offrent plus de quoi faire paître leurs troupeaux,
ils hivernent sur la côte aux environs de Djebaïl, de n. 7*
BBDIN.
Tripoli et de Tortosa^ Ceux-ci font, sans doote^parlie de la même Iribu. Nous n'arrivâmes à Ëhden qu*à deux heures do nuit. La route n'est, pour ainsi dire, qu'une montée continuelle. Le sheikh Boutros (Pierré), chrétien» à la famille duquel lé village appartient, se disposait à se coucher quand nous arrÎTAines. il ne nous accueillit pas moins avec une cordialité et une sincérité aussi Halle uses qu'agréahles. 11 fit jeter des fagots frais sur le feu près de s'éteindre, et s'empressa de nous offrir un aussi bon souper que la circonstance le permettait. Ce repas consista en pilau au beurre, mais sans viande, et en jagbourty avec du vin des montagnes. Joint à l'ai* mable société de mon hôte, il me fit bientôt ouhlier les fatigues du vojage.
EunEN, 23 octobre.^ Il est difficile de se figurer un séjour plus délicieux qu'Ëhden pendant l'été. Les amateurs d'ombrage, de bon air et d'eau excellente, avantages qui ne sauraient élre parfaitement appréciés que par les personnes qui ont visité ces contrées, ceux-làt dis-je, ne pourraienl choisir un site plus favorable dans toute la cbatne du Liban. On j trouve entre autres les plus beaux noyers que j'aie jamais vus. Il parait que cet arbre réussit particulièrement
EIIDBN. 99
bien dans cette r^ion montueuse. Les habîtsns les pius opuleos de Tripoli el de la plaine oui coutume de fNisser les grandes chalears de l'été à Ehden. L^air y est si salubrc qu'il a suffi souvent de se rendre de (a vi^e dans les montagnes pour guérir des fièvres inlenniUeules qui auraient résisté des mois eiiliers à tous les remèdes, si Von était resté dans la plaine. A dix minules de chemin vers l'ouest, il y a uue hauteur d'où l'on jouit d'une vue délicieuse sur Tripoli et la Méditerranée ; tout auprès s'élève uoe phapelle grecque.
Pendant toute cette journée , des habitans venus de prés et de loin, n'ont cessé de se présenter en foule au sheikh pour acquitter le miri * dont ce chef doit tenir compte au gouvernement local. Ce jourlà, les contribuables ont le droit de manger et de boire tout leur saoul aux frais du district. J'éprou- . vai une sensation bien douce en contemplant Tair satisfait de ces hepreux montagnards. J'étais depuis si long- temps accoutumé A ne voir que des actes d'oppression el de despotisme exercés au nom ^e la religion, que je pouvais & peine croire que je flusse encore en Turquie, en voyant des hommes
* Impôt foncier.
]>*EIIOEN A KANOBIir
causer eolre eux saus réserve, rire sans contrainte et s'embrasser comiiie des membres d'une même famille.
33 ociobre, — Quaod les Tojrageors vîsiteDi les Cèdres, ils ont conlome d'y monter directement d'£hden. La distaoce est peu cousidérable , u'élaot que d*aii peu plus de cinq milles, y compris les détours de la roule, qui est très-ioégale et passe par des montagnes et des yallées. Quant à moi, désirant voir les couvess de Kasbheya et de Kanobin qui sont situés dans le voisinage , je pris une route un peu plus détournée. A midi, je lis mes adieux au sbeikh et à sa famille, très-satisfait de l'accueil que j'en avais re<;u. Quoique je fusse porteur d'une lettre de recommandation d'un babilant de Tripoli, je ne tardai pas à reconnaître que la bienveillance qu'il me témoigna à mon arrivée, et qui se prolongea pendant tout mon séjour, était due pour le moins autant à ses relations babituelles avec des Européens qu'à son estime pour la personne qui m'avait recommandé à lui.
A une petite distance d'Ebden, vers le nord, se trouvent les sources de T Abou- Ali. L'eau jaillit de la terre avec beaucoup de force et retombe en cas-
GOUVSMT DE KASHHEYA. 101
eades dans le wady du même nom, lecpiel est une branche collatérale de la vallée de Kadisba qui 8'é-> tend du côté du midi. Ayant pris la route qui court entre les deux Tallées, j'arrivai au bout de trois heures au bord duravin» au fond duquel est placé le couvent maronite de Saint-Antoine, autrement dit Kashheja. Rien ne saurait être plus romantique que le site que ces saints anachorètes ont choisi pour fuir le commerce du monde. Le couvent s'élève sur une étroite langue de terre au fond d'un précipice où la plus riche végétation sort, de tous côtés, d'entre tes flancs de rochers perpendiculaires. Un torrent bondissant de roc eu roc, passe rapidement devant ses murs et semble, par la violence de son cours et . par son murmure, que répètent au loin les échos, vouloir interdire l'approche de cet asile à Tétrangeff curieux. L'heure avancée et les difficultés que paraissaient ofiErir les abords de ces lieux» me firent hésiter si je me contenterais d'en avoir contemplé les dehors, ou bien si je chercherais à vérifier les récits des voyageurs par ma propre expérience. Ce der« nier parti prévalut.
En conséquence, ayant laissé mon chevaï au bord du ravin, pour y attendre mon retour, je descendis
COUVENT DE KASHHEYA.
seul, par ua senlier touroant, daos la romanlique ▼allée d'Abou-AIty aiosi nommée da torrent qni i*arrose. Je trouvai les portes du couvent ouvertes et j'y entrai, mais je ne yis pas une ame à qui je pusse adresser la parole. Après avoir erré pendant quelques minutes dans ces sombres passages, j'allais m'éloigner de ce séjour solitaire^ quand je fus altiré par le son de voix humaines vers une partie de l'édifice qui se trouva être Téglise. Toute la communauté, au nombre de vingt ou trente personnes, y était réunie pour la prière du soir. Le service terminé, je me présentai à l'un des religieux, qui eut la complaisance de me servir de gnide dans tout rétablissement. Il n'y a pas beaucoup à y voir. La situation; du lieu est le seul droit qu'il ait à Fattention ; du reste, quelque pittoresque qu'il paraisse» vu de loin, quand on Texamine de près, on le trouve des plus misérables, car il est en grande partie creusé dans le roe. Ainsi, par exemple» l'église n'est autre chose qu'une grotte élargie, et qui jadis servit peut-être d'habitation A quelque célèbre anachorète. Les cellules des religieux sont petiles, et si humides que, si ce n'était qu'une légende sacrée se rattache sans doute à ce lieu, on ne concevrait pas que des
COmnilT DB KjUHDTA. 103
créatures humaines aient pa se fixer par choix dans
uoe situation aussi malsaine. Ou me ût voir une presse arec des caractères syriaques. Cest un objet inléreâsaut dans ces contrées barbares^ à cause de sa rareté; mais» pour le reste, elle était dans un triste . état de délabrement, et je vis avec regret que ceux, qui en avaient la direction n'étaient pas en position d'en tirer tous les avaniages dont elle était susceptible. Leurs motife étaient» sans aucun doute^ excel* lens et purs, en obéissant à ce qu'ils regardaient comme leur yocation ; mais il ne iiedlait pas être doué d'une ^ande perspicacité pour reconnaître qu'ils appartenaient eux-mêmes à une classe de la société, très-peu supérieure à celle dont ils étaient chargés de diriger la conduite spirituelle. La langue syriaque est connue et pariée par beaucoup de maronites et, dans ce district, la plupart d'entre eux écrivent l'arabe avec des caractères syriaques.
Sur la gauche , quand on approche du couvent , on trouve une vaste grotte qui s'étend sous terre à une distance considérable. J'y pénétrai, mais après avoir fait quelques pas, mon oreille fut douloureusement frappée par des cris, parlant de l'extrémité opposée et qui semblaient proférés par des peip*
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sonnes en détresse* Ayant demandé ce qne cela voulait dire, on me répondit qne c'était dans .cette gtotid que l'on renfénnait les aliénés jusqu'à leur guérison. Et quels remèdes emplojail-on pour y parvenir ? L'abslinenee et une discipline sévère 1 On m'a assuré que les apostats, que l'oo regarde ici comme des fous, sont assujétis au même traitement* H est bon que les missionnaires de mon pays sachent quel est le résultat de leurs bienftisantes intentions»
Dans rintervalle de leurs exercices religieux, les moines s'occupent, soit à cultiver les terres appartenant au couvent, soit à confectionner le petit nombre d'objets qu'exigent leurs modestes besoins» et que leur éloignement de toute ville ne leur permet pas d'acheter. Quand ils meurent, ils sont placés tout habillés dans un caveau ou souterrain.
Le jour doit être court pour les habitans de Kashheya, car ce n'est guère qu'à rapproche de mkK que le soleil yient pénétrer dans leur sombre re traite. En arrivant dans la plaine à l'endroit où j'avais laissé mon cheval, je trouvai, à ma grande surprise, que l'heure était beaucoup moins avancée que je ne m'y étais attendu.
De Kashheya, je me dirigeai vers le couvent de
m KASBHSYA A EANOBUI. 105
Kaoobin où j'ayait Pintanlioii de passer la nuit. Il faisait déjà Doir quand dous arrivâmes au haut de la profonde yallée où ee lien eit titné; tontefois sa position nous fut indiquée par une lumière qui se montra à Tone dea fenétrea dn couvent. Noos commençâmes par descendre un sentier à pic» à peine praticable pour dea moleti» anrtoat cbargéa comme étaient les nOUes. Je mis donc pied à terre et j'eaaajai de condnîre le mien par la bride; mais il auTait avec répugnance» car il voyait clairement que j'étaia un mauvais guide« Trompé par les lumières^ je quittai plus d'une fois la bonne route» dans i'eapoir d'eu trouver une plus directe» maia je ftia toujours obligé de retourner aur mes pas* Si ellea s'étaient éteintes pendant que noua descendions, nous nous serions sûrement égarés, au moÏEis pour la nuit. Après une marche fatigante d'une heure, j'arrivai enfin à la porte du couvent. £lle élait fermée; mais» par considération pour mon compagnon maronite» on a'empreMa de nous ouvrir, malgré l'heure avancée. Ce fut aussi A son intervention que je dus un souper apprêté A la bâte et un bon lit dans une des cellules. De ma fenêtre» la vue s'étendait aur la vallée de
VALLÉE m KANOBUr.
Kaoobin. Dans ses contours géDéraux, cette vallée ne ressemble à aucune aulre que j'aie jamais vue : ses détails se retrouvent dans tons les districts montagueux, les rochers taillés à pic, qui en forment les côtés, étant abondamment revêtus de végétation, et le fond en Olanl sillooné par de nombreux torrens. Mais elle possède des charmes qu'elle ne partage avec aucun autre lieu, et qu'elle doit principalement à la profonde solitude qui y règne. Quand j'y entrai, elle n'était que faiblement éclairée par les étoiles ; mais plus tards m'étant relevé de ma couche» par suite d'une insomnie qu'il m'était difficile de m'expliquer^ ^ la scène qui s'offrit à ma vue fut pittoresque et frap* pante plus qu'il ne m'est possible de Texprimer. La lune s'était levée dans l'intervalle, quoiqu'elle ne se montrât pas encore, el jetait une lumière douteuse dans le vaste abime. Aucune autre habitation que celle où je me trouvais ne frappait mes regards. L'aspect était à la fois si triste et si agréable» que, joint au murmure de la Kadisha, qui s'élevait doucement vers mon oreille» il me disposa A une longue et profonde rêverie, qui ne fut interrompue que de temps à autre par le chant mélodieux du solitaire rossignol ou par le son lugubre de la cloche du monastère. |
KANOBIN.
Kanobin» ^tk octobre.^ y ai été ce matia présenler mes respects au patriarche maronite, qui passe rété ici. SoD ËmiDence se prépare» en ce moment, à retourner pour l'hiver au grand couvent de Bekerke» sur la côte du Kesrouan. C'est un homme entre deux âges, de bonne mine ; il a les manières affables et la tournure distinguée, sans orgueil. Je raccompagnai à l'église pendant la messe. Cet édifice a Tair commun, étant principalement taillé dans le roc contre lequel il est bâti. Le tout est soutenu par un mur élevé, construit contre la montagne. C'était peutêtre* dans l'origine, une caverne ou une. grotte, demeure de quelque célèbre reclus, à l'époque oû des lieux semblables étaient habités par des hommes. AuK murs latéraux pendent des portraits mal peints de quelques-uns des prédécesseurs du patriarche, qui sont tons inhumés ici; et au plafond sont sus> pendus de petits sacs en toile contenant des cocons, chacun avec une étiquette indiquant le nom du propriétaire. Je ne saurais dire pourquoi on les a mis en ce lieu, mais il est probable que les naffe paysans du voisinage espèrent par là obtenir, de l'intercession du saint patron, une abondante récolle de soie. On m'a assuré que ce couvent possédait aulre-
KANOBIN.
fois uae riche bibliothèque } mais il n'en reste plus aujourd'hui le moindre yeslige. Une belle source jaillit d'un rocher dans la cour»
Après le déjeùner, pendant lequel j'appris quelques détails inléressans sur la population maronite je descendis vers le torrent qui creuse la ravine au-dessous du couvent. Vu de là, il parait comme suspendu en rair, étant situé à peu près an tiers de la montée et ayant, immédiatement au-dessus de lui, d'énormes rochers qui menacent de l'écraser dans leur ehûte. La vallée est la plus solitaire qui se puisse imaginer et semblerait devoir être complètement à Tabri de toute incursion hostile. Toutefois, les vexations et les insultes auxquelles ses habitans étaient exposés, de temps à autre, de la part des Metaweli, avaient engagé, pendant plusieurs années, les religieux à abandonner totalement ce séjour.
Gomme il n'y a qu'une seule route qui conduise à Kanobin, il n'y a aussi, par la môme raison, quHrne seule pour s'en éloigner. Après trois quarts d'heure d'une fatigante montée, nous regagnâmes la plaine supérieure, que nous avions traversée le jour pré-
* Vojez Appendice, no 13.
BSIIIRRAI. c
cédcijl^ et ooiu y trouvâmes quelques champs dtf dhoorra (malt)» le lol étaol trop froid pour la coltore du fromeul. La roule de Bshirraï, qui suil une pente douce, porte les marquée des ravages ftiîts par la fonte des neiges au commencement de Télé. A nuire droite, la vue qoi plongeait daos la vallée dont oous veoions de sortir, était d'une extrême beauté. Si j'avais été maître de mon temps, je me serais volontiers arrêté quelques jours dans cet eudroit, afin de visiter ses retraites les plus cachées \ mais Mustapha, mon guide musulman, n'attachait aucun intérêt à une scène qui, à chaque pas, lui rappelait la supériorité de gens qu'il était habitué à haïr et à mépriser : aussi me pressa-t-il de continuer mon chemin.
Après deux heures d'une promenade agréable, pendant laquelle nous nous dirigions vers le haut de la montagne par une pente douce et insensible, nous atteignîmes le village de Bshirrai, qui se compose d'une centaine de maisons bâties sur le boni d'un précipice plein de rochers et habitées par des familles maronites, dont la plupart s'occupent du commerce de la soie cl de la teiulurerie ^ quelques unes d'entre elles s'adonnent aussi, à ce qu'il parait, ù ragricuilure, car nous remarquâmes du labac et du
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coton croissant dans le voisinage. C'était un spectacle intéressant qoe cette petite colonie de chrétiens menant une vie d'activité et d?industrie dans une région si élevée du Liban, au-dessus de laquelle on ne trouve plus d'habitans ; tandis que les Ti^rcs^ maîtres indolens de la plaine où la nature leur a pfodjguf^ tous ses trésors^ peuvent à peine en tirer de quoi pourvoir à leur existence. Mes oreilles catholiques fureiil également flattées d'eiileuUrele son des cloches des chapelles (on n'en compte pas moins (le cinq ou six dans ce petit baineau), appelant les ha|>itans apx vêpres; je me disposais à leur obéir moi-méme, quand j'appris qu'à un quart de lieue, au nord du village^ je trouverais un couvent appelé Deir Serkis, du nom de saint Serge à qui il est dédié. Je dirigeai mes pas de ce côté et je fus reçus cordialementf à la porte, par le seul habitant de rétablissement, moine piémontais de Tordre des Carmes. 11 me mena vers un terlre de gazon, au pied d'un magnifique nojer, d'où lu vue s'étendait sur la vallée jde Kadisha jusqu'à la plaine de Tripoli au sud. Nous ^ soupàmes et nous passâmes la nuit ûnia» le couvent.