‹ Voyage en Palestine et en SyrieChapitre 29 sur 68 · SOMMET OU LIBAN · texte numérisé non relu

SOMMET OU LIBAN

tagne de l'Ouest» • autrement appelée JDjebel el-Lebân, dénomination sons laquelle on désigne quelquefois toute la cbatne de montagnes qui s'étend de la Méditerranée an Jourdain. De ce côté aussi bien que de Tautre, le Liban supérieur se dislingue de l'inférieur par sa plus grande nudité. Toutefois, la végélaliou s'étend presque jusqu'au sommet. Ces montagnes ressemblent» pour la forme et Tapparence, aux Appennins, et plus parLiculiérement à la chaîne qui court au nord de Gènes et de la Spezzia. L'air y est vif, quoiqu'on u'^ voie poiut de neige. Ou dit qu'elle se trouve dans des cavités profondes où le soleil ae peut pénétrer, et la chaleur de Télé la faisant fondre, elle fournit d'eau les rivières et les fontaines qui arrosent les vallées au pied de la montagne

* Je ne sache pas que la hauteur absolue du mont Liban ail encore été calculée avec exactitude; mais eu consultant un tableau rccpmracnl publié de la liauleur comparative des principales monla<;ne'î de la terre, je trouve son point culminant (Dumuiel-Mazrcl)) marqué à 1,491 toises au-dessus da niveau de la mor. Si celle mesure est correcte, l'épilhètc de « mont couronné de neige » ne lui est pas rigoureusement applicable, la hauteur dos neiges perpétuelles sous le 33<^ degré de latitude élant au moins à 10,000 pieds. Le nom de Liban, signifiant blanc, vient peul-cire de i'aspccl chauve ou blanchâtre de ses principaux sommets.

VALLÉB DE BAALBEC. HP

fions desceodtmes dans la vallée de Baalbec par une roule sinueuse et rapide, coupée par momeul ile ruisseaux formés par la fonte défi lit iges, et après environ une heure et demie de marche, nous arrir V4mes au village abandooné d'Âinetle. £n ce lieu, «omroe son nom l'indique, se trouvent différentea eources, l'une desquelles tombant par dessus un ro- <cher forme une jolie cascade. Pies se réunissent dans un wady qui court parallèlement à la montagne supérieure, et s'étend pendant deux heures à Toue^ jusqu'au lac Liemonn que j'avais aperçu en des.cendani, et que je désirais visiter« Lorsque je proposai d'y aller, il s'éleva entre le muletier et moi une scèoe que je n'oublierai de long-temps. Depuis le moment où j'avais quitté Bshirral, j'avais remarr qué, dans le ton et les manières de Mustapba» un changement qui n'était rien moins que favorable^ Ici il dégénéra en véritable insolence. Quoique le lac fût un des lieux compris dans la liste écrite, cependant, par quelque raison qui m'était inconnue, il montra de la répugnance à s'y rendre. Malgré son opposi^tion, j'essayai de prendre la route qui y mène, quand iout-i-coup il se jeta au-devant de moi et saisissani d'une main la bride de mon cheval, il tira de l'autre

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