‹ Voyage en Palestine et en SyrieChapitre 33 sur 68 · USTENSILES PB VOYAGE · texte numérisé non relu

USTENSILES PB VOYAGE

tilé de GoUfichels pour être donoés eo présens dans

les endroits où nous n'aurions pas osé offrir de l'argent.

Je tirai de ma cantine tout ce dont je pouvais avoir besoin pour préparer un repas dans les lieux où il serait impossible de s'en procurer autrement, comme une soupière^ une demi-douzaine d'assiettes, et quelques tasses» le tout en métal anglais. J'y ajoutai une cafetière, quelques tasses de porcelaine (Jindjans), et une macbine en fer pour porter du beurre, ingrédient indispensable dans tous les plats de la cuisine des Bédouins. Nous mimes tout cela dans un double sac en tapisserie appelé kourdge. Nous nous armâmes aussi de deux fusils de cbasse et de deux paires de pistolets. Ce que nous laissâmes à Damas, tel que notre gros bagage, notre argent, etc., fut confié aux soins de If. Bodin, qui eut la bonté de nous faire obtenir du gouverneur un bouyourdi ou passeport général adressé à tousses officiers dans le Haonran* Nous avions déjà un ûrman de Constantinople pour voyager dans tout l'empire turc. Nous primes aussi quelques lettres de recommandation et des notes tirées de Texcellent ouvrage de Burckbardt, afin de savoir d'avance ce que nous devions demander à

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voir ; et pour qu'il ne pût résulter pour nous aucune erreur de lafiiiiaie prononciation des noms, nous en fîmes une copie en caractères arabes.

1*" novembre. Après tous ces préparatifs, nous quittâmes Damas Ters midi» aoeompagnés des wuz de nos amis» qui ne purent cependant nous caclier leurs inquiétudes sur notre sort; car Texpédition présentait réeUement quelques dangers. J'ai déjà lût observer que les chrétiens n'ont fias le droit de monter leurs chevaux dans la ville. M 'ayant donc nuUe envie de m'exposer à un second affront» et craignant d'ailleurs le poignard du muletier qui avait été si sévèrement puni à cause de moi, je m'esquivai à pied par la porte du sud, « porte de Dieu » (bah Ullah), ainsi appelée parce que c'est par là que sortent les Hadji à leur départ pour la Mecque \ Elle

* lis Toyageot par caravanes nombreuses , commandées chacune par un ofQcier. Dans la cayalcade, on déploie l étondard da faux prophète. 11 est do soie verte, ayec des passages du Koran brodés en or, et le chameau qui le porte att par la mite exempt de tout travaiL Le Koran lui-même •rt éa voyage, relié en soie et porté sur un ohaoMan riche* ment eapara^nft, aaloor duquel des mmulsyuM amés Joeent de Umtei «irles d'instmnieui. Yogros l'AppendloSi, n«90.

BinmOHS BB DAMAS.

condolt an Meldban, champ destiné à Texereiee des troupes et aux manœuvres militaires. Ce fut U que je montai à chevaL Après avoir passé le long de quelques jardins, nous arrivâmes au bout d'un quart d'heure an village de El-Kadem (le pied), où Ton prétend que Mahomet, à son retour de la Mecque, s*arréta sans entrer dans Damas. Vis^A-vis el de l'autre côté de la route, esl une mosquée avec un Moscjne, appelés Kubbet-el-Uadj, où le pacha, qui conduit le hadj ou pèlerinage, passe la première nuit de son vojage. Une demi-liene plus loin se trouve un pont jeté sur un petit ruisseau. L'approche de Damas de ce c6té est vraiment nugestueuse, car la route y a plus de cent cinquante pas de large et est bordée de chaque côté par des bosquets d'oliviem. Elle s*étend en ligne droite pendant pins de trois milles. Sur la gauche, se trouvent Zebeine et Zébeinat; à droite, Deîr Raye, villages remarquables par leurs coupoles d'argile à forme conique.

Après avoir traversé plusieurs ruissean , nous atteignîmes un district pierreux, appelé War-ed-' Djamous, «le War des Buffles » Là, je me sentis

* IFer «t te nom généralanent dooné ici «ox district» piemm.

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