‹ Voyage en Palestine et en SyrieChapitre 47 sur 68 · D1ERA8H · texte numérisé non relu

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reste peu de colonnes sur le e6té est de la me ; mais

yis-à-vis des grandes colonnes dv e6té opposé que nous Tenons de décrire, il s'en trouve aussi quelques nnes de la même dimension.

A quelques pas plus loio, en remontant la rue, on voit quatre socles carrés semblables à ceux de Shohba, dans le liaouraD, mais un peu plus petits; ils marquent, de même que ceux*là, le centre de la rue, et probablement aussi celui de la ville.

Un double rang de colonnes coupe la grande me à angles droits et passe entre les socles, se dirigeant en droite ligne à l'ouest vers la colline et à l'est vers la rivière, qui est traversée par un pont de trois arcbes, dont une grande et deux petites, avec deux autres encore plus petites qui ne servent ([uo d'ornement. Le dessus du pont est pavé diagonalement, comme les principales rues de Sbobba , mais avec plus de solidité. Un peu plus loin encore, en suivant le cours de la rivière, on trouve un aquéduc qui la traverse venant des montagnes de Test; c'est une construction solide et sans grâce, et qui n'a rien d*atirayant sous le rapport de l'arcbitecture. 11 passe à côté d'une grosse masse de bfttimens en forme de croix qui domine la rivière, laissant voir

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vn grand nombre d'areadef » maii sans colonnes ou aucun autre objet digne d'intérêt. La grande rangée de eolonnes longe le côté occidental de ce bâtiment, et continue à s'étendre le long des bords de la rivière jnsqu'anz mura d'enceinte de la ville du côté du nord.

Sur le sommet de la colline située au nord-ouest

de cet édifice sont les ruines d*un temple qui était probablement le principal de Djerasb, et dont on peut encore déterminer les grandes dimensions et la vaste étendue; la celle a quatre-vingts pieds sur soixantecinq, et les murs intérieun et extérieurs sont toutà-fait sans ornemens. Sa façade était presque au levant ; il était entouré, à la manière des temples égyptiens, d'un mur extérieur qui se terminait par une colonne de cbaque côté. En avant de celles-ci» il en existait deux autres rangs, de six chacun, ce qui faisait en tout quatorze , en comptant les deux colonnes qui se trouvaient à l'extrémité du mur oriental; elles sont d'ordre coriotbien, en pierre de taille brune et de la pins parfaite exécution. Il en reste encore onze avec leurs cbapileaux, mais l'entablement est tombé ; elles ont à peu prés trois pieds sept pouces de diamètre» et sept pieds d'entre-

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colonnemeDt. Autour du temple et à quelque dis^

tance, tant en face que de chaque cùlé^ s'étendait sur la montagne, en parallélogramme» un rang continu de petites colonnes du même ordre, et dont il ne reste que des fragmens de fûts; en général, il n'existe plus qu^un très-petit nombre de chapiteaux de cette colonnade jadis magnifique, qui, à en juger par les piédestaux que nous apercevions , ne comptait pas moins de cent quatre-vingt-six colonnes dans son état primitif. Burckhardt, en parlant de ce monument, le déclare supérieur en goût et en magnifi* cence A tous les édifices publics de ce genre qui se trouvent en Sjrie, le temple du soleil A Palmjre seul excepté.

Du côté du sud-ouest, presque en face du princi* pal corps de l'édifice, entre ce bâtiment et la rangée transversale de colonnes qui monte sur la coUina occidentale , se trouvent les ruines de deux petits temples qui peut-être ne devaient servir qu'A orner les approches du temple lui-même de ce côté ; mais il ne reste plus A présent que les fondations et les bases des colonnes.

La vue des ruines de Djerasb, prise du portique de ce temple, ou plutôt du laite auquel on arrive

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pw le mur qui l'entoure) est admirablemeDt belle* Tandis que j'y élais assis» contemplant la'scèoe de désolation qui m'environnaity et dont TeffBt était encore augmenté par Tabseuce totale d'habitans dans la ville , j'aperçus quatre ou cinq Arabes à cbeval , enveloppés dans leurs abbas, et venant tout doucement Ters nous le long des montagnes orientales. J'avertis immédiatement notre escorte de cette cit'^ constance, et je priai nos hommes de se tenir delK>ut sur les ruines, afin de leur Imposer en cas qu'ils eussent le dessein de nous attaquer. Cette manoeuTre nous parut avoir produit l'effet désiré ; car, après nous avoir considérés un instant de l'autre bord de la rirlère, Ils se retirèrent évidemment dés* appointés du peu de succès de leor entreprise.

A peu près sur la mémo ligne que la façade du temple 9 et à environ trois cents pieds au nord» est un autre théâtre un peu plus petit que le premier, quant au nombre de spectateurs qu'il pouvait contenir, mais beaucoup plus la^e» son diamètre étant d'environ cent quarante pieds, il parait avoir été destiné A d'autres jeux que celui que je viens de décrire, l'arène au-dessous des gradins étant beaucoup plus étendue et garnie d'une suite de cabinets n. 18

sombres eiipoùtés qui y déboaohaieiit. Ces demim-

servaient probablement à renfermer les bétes sauvages desUnées à comibattrç dans Taréae; car cet spectacles étaient en vogue à l'époque où Gérasa, Tune des priociiiales villes daDécapoleyflorîssaîL 11 j a seize rangs de sièges, avee vnë galerie de communication entre le dixième et le onzième rang à. partir dti fiitte, où 'se Ironre nue rangée de six loges* a?ee' une niche de deux en deux. Parallèle au diamètre du théâtre et fermée aussi par «n mur* il j a une double rangée de colonnes corinthiennes qui parait s'être éteodne vers l'est et vers Pooest ; leurs propoi^ tiens sont exquises. Quant à la ville, elle était presque carrée : chaque c6lé avait un peu moins d'un mille ; les murs coupaient la rivière à angles droits en deux endroits différens; les deox aulres cùièB couraient parallèlemeilt ran à l'autre sur les flancs opposés de la montagne. L'espace renfermé danftle£( murs est, •en grande partie, coavert de déhris de maisons particulières qui forment un contraste frappant arec les élégans modèles d*art qni charment l'œil, de quelque eôté qu'il se porte* Tout l'espace en est couvert le long des deux bords de la rivière» depuis l'arc de triomphe au sud-ouest jusqu'au mur d'enceinte au nord-est.

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de même qu'A l'est ei à l'onett de ion cours, sur les flaoGs de la nontagne. Il y a plusieors petites ém!- Dencesdans l'intérievr des murs; dePiuie de ces hauteurs, à peu de distaece du théâtre septentrional» la

suite des colonnes parait sans ûn, et, de cet endroit» l'aspect des antres mines est renpli d*iin ehanne inexprimable; OD dirait un vrai musée d'objels d'art* Gomnela nuit approchait » il devint néeessaire de quitter ce lieu intéressant. Nous aurions bien Tonln y demnrer qoeiqnes jom; mais nous pen* sàmes que les Arabes que nous avions vus avaient stnt donte donné ralaraie, et il étaitfprobable que lenr seconde visite ne se passerait pas aussi IraoqniUement que la première* La tUIo la pins piodie était Souf, située dans la direction de Ponest-nord* ouest. En gravissant la montagne occidentale pour nous y rendre, nous passâmes, après une demi^enre environ de marche , par un endroit qui était probablement le nécropolis on cimetière de Gerasa. La crôtc de la montagne était absolument couverte d'élégans sarcophages fiits de la pierre calcaire qol forme la base des montagnes environnantes. Us étaient de différentes grandeurs et .ouverts pour la plupart. Sur les côlés de quelques uns d'entre eux,

sou F.

H j avait des ornemens sculplés en bas-relief» tels qae festons , génies, ete. Les couvercles en étaient plats. Queicpies uns portaient des inscriptions, mais Bons n'eûmes pas le temps de lès copier. • '-Une heure après, nous atteignîmes Souf, situé sur le penchant d'une montagne, sur la rive occidentale d*uo wadjr, appelé El-Deir, dont le cours est alimenté par trois sources ahondantes qui sortent de dessous un rocher près do village , à peu de distance l'ane de Tautre* Leurs eanx réunies prennent le nom de Kerouan, et arrosent la plaine deDjerash. A l'est, de l'autre cOté du wady, s'élève Djehel-Kafhava, montagne extrêmement hante. Nous trouvâmes en ce lieu une. centaine de familles arahes qui vivent sous le gouvernement d'un sheihh et qui sont indépendantes du pacha. Les maisons y sont petites, avec des toits plats, et couverts d'une espèce de ciment de terre glaise. Les paysans s'y reposent et y couchent souvent en été, en se garantissant du soleil et. du vent par des branches d'arbres qu'ils stispendent en travM.Près d'une des sources, il y a un bâtiment carré en ruine » avec des tronçons de colonnes cl quelques inscriptions. De l'autre cOté de la rivière, et dans le flanc de la montagne, se

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tnniTeDt quelques caTernes occupées pour le moment par des bergers el leurs troupeaux. Nous sou« pâmes dans le medhafé ou chambre des étrangers.

11 était évident^ pour les habitaus de ce village, que BOUS avions besoin de guides pour nous- conduire bors du dangereux paj s où nous avait menés notre curiosité. Le sheikh, plus particulièrement» semblait se réjouir de notre embarras , et il s'en Ire lin t avec sa famille^ pendant toute la soirée» sur les moyens à employer pour en tirer le meilleur parti possible» sans user de violence. £n conséquence» notre récep* lion fut peu courtoise et » aussitôt que la compagnie eut quitté la chambre» l'épouse de notre hôte et ses autres femmes ne se firent aucutt scrupule de nous demander tout ce qui flattait leur caprice. Au nombre de ces objets» était une bourse de soie louge que j'avais achetée dans le bazar de Tripoli ; elle n'avait pas grande valeur» mais la .dame lâ demanda d'une manière si peu grâcieuse , que je refusai de la lui donner. Contre mon habitude» je permis en cette circon* staucc à ma susceptibilité de preudre la place de la prudence» et j'eus» par la suite» lieu de m'en repentir.

novembre, — On eut à notre égard la même conduite et les mêmes manières impolies» jusqu'à

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