‹ Voyage en Palestine et en SyrieChapitre 64 sur 68 · BEIT*BL-1IA · texte numérisé non relu

BEIT*BL-1IA

Uni paB d'aiileun nTexposer aa renoaTeUement des

scènes qui avaient eu lieu dans mon voyage de Tripoli à Damas Je refusai de choisir un guide parmi ces habi* tans , préférant le prendre dans un des Tillages voi-* sins. Je fis> en conséquence, jeter mes sacoches sur le dos de mes chevanx, et les€s conduire hors de la ville par mon domestique Antoun> suivant moi-même à pied à quelque distance, pour ne pas éTeMler Tattention. En deux heure.w^ j'atteignis Beit-el-Ma *, situé à cinq ou six milles d'Aniioche. A mon grand désappointement, il se trouva que les meuniers^ ayant fini leur journée, avaient abandonné leurs moulins, et s'étaient retirés chez eux dans un village peu éloigné. Comme la nuit approchait, la seule alternative qui me restAt tai de prendre prorlsolrement possession de leur propriété; ce que nous fîmes, mais sans violence, car on avaii laissé les portes ouvertes : nous eûmes, nous, la précaution de les fermer, en mettant A Tintérieur des barres en trarers. Antoun eut bientôt allumé du feu et préparé le souper, et je m'endormis profondément, malgré le bruif assourdissant que faiisaient les eaux en se précipitant à travers

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SBBIKH-KSUr.

les écluses, et malgré notre crainte bien naturelle de ^pieli|iie visite désagréable du debois*

14 avril. — An point da jour, comme bovs étions occupés à seller nos chevaux » nous aperçûmes sur la erète de la montagne lea meonlers qui daseendaient pour se rendre à leurs occupations juuma* lières. Dés qu'ils nous virant, ils s^arfélèrent tout court; nous leur fîmes signe d'approcher; mais ils késitèient tm moment, joMpi'à ee qu'enfin notie ^attitude pacifique finit par leur inspirer un peu de ^nfianee. Après leur avoir expliqué la cause de la liberté que nous avions prise, et les avoir largement récompensés, je décidai l'un d'eux A m'accompafoer avee sa mule qui porterait mon bagage et A me servir de guide jusqu'à Latakieh. Tout fut prêt à huit heures.

En quittant les moulins, la première partie de la route s*étend pendant quatre heures, sur un pays montueux, qui n'est animé par aucun objet digne d'intérêt. A midi, je descendis dans une vallée pittoresque, dans laquelle se trouve un village bien bâti, du nom de Sbeikb-Keuj, avec un grand khan et une fontaine dont Peau est excellente. Nous traversâmes le village, et continuant toujours à des-

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cendre, ooiis Unies balle an bout d*nne beure; là, nous déchargeâmes la mule^ nous mimes les chevaux an Tert, et novs nous rafraichlraes an bord d'nn

ruisseau.

A denx benresy nons réprimes notre Toyage. Nons

gravîmes, par ua sentier tortueux, une colline trèsrdde, et débouchâmes sur un plateau élevé où paissaient une grande quantité de bétes à cornes; à rextrémité méridionale, il y avait un petit lac. De là, nous deflcendtmes dans une ricbe vallée située au sud-ouest du Djebel Okrab. Le soleil se couchait quand j'atteignis El Ourdi (Tancienne Baccbaïs), grand village dont les babitans sont fellahs ou cultivateurs des terres environnantes. Je desoendîi cliez le papas grec, ou el Uouri, comme on rappelle en arabe. Comme nous étions dans le carême des chrétiens , je trouvai le pauvre homme trèsembarrassé 9 et je fus moi-même sur le point de perdre contenance <inand il fallut n'asseoir pour prendre ma part d'un triste repas composé de jaghourt , de caviar et d'olives sèches. Après le souper, on étendit des matelas sur le plancher, et toute la &mille se coucha dans la même chambre , les uns auprès des autres : il est vrai qu'ils ne quittèrenl

kOk BL OUKDI.

queleurtf véteinenf extArieiirg; mais il existe d'autres iuconvéDÎeos inséparables de celte manière de yvrte péle-méle qui léToltenient la déiiealeiae d'aa Européen nouvellemeut débarqué. Pour moi qui, depuis deux ans» a?ais rarement passé plusieurs Dwts 4le suite dans la môme chambre ou couché de la iDéme foçoa» oia susceptibilité s'était siogulièremeiit .émoussée, el, pourvu que je ne fusse pas gêné par 4es essaims d'insectes ou par le manque d'air , je 4onnais tout aussi bien ayee que sans habits, sur le plancher que sur la plume. La chambre était ea partie éclairée par une petite lampe qui brûlait de- Tant l'image de la Vierge, dans le coin le plus éloigné de la porte, et phisieurs fois, dans la nuit, quand je me réveillais, je me mettais sur mon séant pour «ontemplèr mes étranges camarades de lit et le genre de vie plus étrange encore que mon goût pour les voyages m'avait fait «onnaltre.

15 avril. — Il pleuvait si fort et si continuellement eé matin qu'il m'a été impossible de me mettre eli route, jusqu'à prés de midi que le temps s'éclaircit et que le soleil se montra dans tout son ^clat. Peu après avoir quitté' El Ourdi, nous eomjnenç4mes à gravir une chaîne de montagnes peu

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