MARCHE DIFFICILE
bien rester à Tabri, mais je lui fais comprendre que je n'ai pas le temps de m'arrôter. D'ailleurs, Ton peut marcher difficilement, c'est vrai, mais enfin Ton peut avancer.
Garcia est de mon avis. Il prend la tête de la colonne et nous voilà partis ; la pluie nous a bientôt trempés. L'eau ruisselle le long de nos montures ; la grêle s'aplatit avec un bruit sec sur le dos de nos bêtes, qui se cabrent en hennissant.
Vers le milieu du jour, une éclaircie se produit: j'en profite pour courir une autruche, aidé de mon bon chien Lindo. Cette autruche, que je parviens à tuer, constitue notre repas du soir.
Lindo etBrazilera en ont leur part naturellement et ils s'endorment, rassasiés, pendant que nous, cherchons un coin abrité pour nous reposer un peu.
Mais le bruit de mon arrivée s'est répandu parmi les Indiens.
Bientôt, à travers la plaine, ce sont des groupes d'hommes et de femmes qui se dirigent vers mon campement ; ils arrivent de la montagne et viennent me demander des remèdes