‹ Voyage en PatagonieChapitre 7 sur 100 · MARIANO LINARÈS · texte numérisé non relu

MARIANO LINARÈS

zillera appuyaient leurs bonnes tètes sur mes genoux et me prodiguaient leurs caresses ; je me sentais alors réconforté sous les bons regards de ces pauvres bêtes.

Combien je comprends et je respecte Tidée de cette femme généreuse qui a créé un cimetière pour abriter le dernier sommeil de ces fidèles compagnons de rhomme !

Mais je me laisse entraîner par des souvenirs personnels qui n'ont rien à voir avec ma mission.

Je poursuis mon récit.

30 Mars. — Nous quittons Viedma et nous nous arrêtons d'abord à San Gabriel dans l^estancia^ de Mariano Linarès, pour lequel j'avais des lettres de recommandation ; car ici comme en Europe, plus peut-être, on doit être pourvu de lettres de créance.

Curieux, ce Mariano Linarès ! C'est le vrai type du gaucho argentin, fier, orgueilleux, quelque peu susceptible et farouche, mais plus hospitalier qu'un Écossais.

Dès que nous arrivons à son rancho ^ don Mariano s'avance vers nous.

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