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acte de supplication et de clémence, puisqne Chàpour n'a pa$ voulu honorer ainsi sa victoire. Il est donc très-probable au contraire que ce prince, qui a trouvé une si grande gloire dans la captivité d*un César, a mis au moins autant de vanité à se faire représenter investissant une de ses créatures de la souveraineté de l'empire, et recevant Thommage du nouvel empereur son vassal. Derrière celui-ci sont deux personnages qui paraissent être Persans et assister à cette cérémonie en qualité d'officiers ou courtisans du roi de Perse. L'un a une longue barbe; il est coiffé d'une espèce de mitre arrondie du haut; il a les bras croisés sur la poitrine, et une longue épée pend à sa ceinture. Le second est imberbe; il a aussi une coiffure haute, mais elle est terminée par une corne tronquée qui revient en avant. Il étend les deux bras en joignant les mains en signe d'hommage. Une ceinture retient sur ses hanches une tunique courte, et soutient un glaive qui pend jusqu'à terre. Sur cette scène plane un petit génie ailé qui vole vers le roi et lui tend des deux mains un bandeau déployé qui flotte et s'ondule dans Tair. Cette portion du bas-relief a été exécutée sur une espèce de socle dépassant la partie inférieure du cadre et formant comme un piédestal au groupe royal. Deux autres tableaux , placés à droite et à gauche , forment comme les accessoires à la scène principale. Celui de gauche est divisé par une bande horizontale en deux compartiments superposés, dans chacun desquels figurent cinq cava^ tiers tournés dans le même sens que le roi, et tous de profil. Le sculpteur les a tracés les uns sur les autres, de manière cependant à dégager les poitrails des clievaux et les bustes des cavaliers. Pour indiquer que l'on ne voit pas toute la

suite da roi, ou toute son armée, et qu'elle est interrompue par le cadre dans lequel il a fallu se circonscrire, le sculpteur a eu ridée de figurer un sixième cheval dont le cavalier ne s'aperçoit pas. Dans le compartiment du bas, les deux pre« miers cavaliers sont coiffés de mitres comme celle qui couvre la tête du personnage qui est en face du roi, les bras croisés. Le troisième porte un bonnet qui, recourbé en avant, figure une tête d'oiseau de proie. Le quatrième semble avoir une coiffure faite d'ailes d'oiseau, et le cinquième en a une surmontée en avant d'une espèce de petite tête de quadrupède, lion ou tigre. Leurs costumes sont, du reste, identiques; les deux premiers seuls ont des pendants d'oreilles. Entre les cinq cavaliers du haut, il n'y a pas de différence. Les vêtements aussi bien que les coiffures sont les mêmes pour tous. Gelles-ci consistent en bonnets hauts et arrondis. Ils ne portent que la moustache, sans barbe ni cheveux. Tous ces personnages, du haut comme du bas, ont le bras droit levé ainsi que l'index, et semblent, par ce signe, indiquer le respect que commande le roi qui est devant eux. On doit penser que ces hommes à cheval rappellent cette cavalerie si redoutée des Romains^ qui, d'abord sous le nom de Parthes, et plus tard sous celui de Perses, leur fit éprouver tant d'échecs.

La partie droite de ce bas -relief est divisée en cinq autres compartiments ou petits tableaux partiels, séparés par des bandes saillantes horizontales et verticales. Il y en a trois en bas et deux au-dessus. On se demande quel est le but de ces séparations. Peut-être a-t-on voulu ainsi exprimer que les figures comprises dans chaque compartiment reprér sentent des tribus ou des peuples différents; ou, peut-être

encore, comme les nuances qui existent entre elles sont peu sensibles , ces séparations indiquent-elles seulement les soldats qui, dans Tarmée persane, avaient des emplois difTérents. De ces diverses figures , celles qui ont le moins de rapport avec les autres se trouvent dans le premier cadre du haut, à gauche. Les deux premières, dont Tune a un bonnet pointu, et l'autre une calotte ronde, portent chacune une espèce de hache à deux tranchants. La troisième, qui a une coiffure recourbée en arrière, tient également une hache à deux tranchants, mais différente des autres en ce que son manche est aussi grand que Thomme qui la porte.

Dans le cadre qui suit sont trois figures dont la première porte un objet qu il ne nous a pas été possible de reconnaître. Les deux autres ont chacune leur main droite appuyée sur Tépaule du personnage qui est devant elles; toutes trois ont de longs glaives.

Le premier des cadres du bas, à gauche, représente trois hommes d'armes ayant de larges épées à leur ceinture. Deux d'entre eux sont appuyés sur des lances.

Dans le second cadre sont trois figures sans armes. La première tient une couronne, la troisième lève une espèce de massue courte ; et entre elles se trouve un individu qui ne parait rien porter.

Les trois personnages du dernier cadre sont aussi sans épée ; mais ils tiennent en mains des objets de combat. L'un semble être un étendard, Tautre un glaive, et le dernier un bouclier.

A l'exception des figures du premier cadre en haut, à gauche, qui sont nu-jambes, toutes les autres portent des tuniques courtes serrées sur les reins et retombant sur des

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pantalons larges et flottants qui descendent presque jusqu'à la cheville. Leurs pieds semblent être enfermés dans des chaussures longues comme des bottes. Il est à remarquer, mais sans que son explication accompagne cette observation, que tous ces individus se tiennent sur la pointe des pieds. Évidemment y il y a là quelque chose de systématique et qui leur est personnel , puisque dans les autres parties du basrelief, notamment dans le tableau du milieu, tous les personnages debout sont parfaitement d'aplomb sur leurs pieds. Les deux bas-reliefs que je viens de décrire sont les seuls qui se voient de ce côté de la rivière. Il y en a un plus grand nombre sur les rochers de la rive droite, mais ils ne sont pas aussi facilement abordables. Non-seulement aucune route, aucun sentier frayé ne conduit jusqu'à eux, mais encore, pour en approcher, il faut se hisser avec les plus grandes difficultés sur des rocs couverts de broussailles épineuses et de ronces impénétrables, ou se traîner péniblement sur les genoux à l'intérieur de petits canaux creusés pour la conduite des eaux.

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