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duquel est la ville moderne. Après avoir marché environ une heure et demie à partir du premier point » et une heure à peu près à partir du second , on arrive à une belle source d*eau recueillie dans un vaste bassin. Sur le parement vertical de l'un des rocs., poli ad hoc ^ est un grand bae-relief représentant un cavalier gigantesque entouré de personnages dont la physionomie et le costume paraissent être difTérents. Le nom de Châpour est celui que les gens du pays doanent à la figure principale. Le cavalier qui occupe le milieu du tableau est, en efTet, habillé de la même manière que celui qu'on désigne ainsi sur les bas-reliefs de la gorge de Châpour, ou sur les rochers de Nakch-i-Roustâm. Il porte de grands cheveux bouclés s*échappant d'une coifTure surmontée d'un globe et accompagnée de bandelettes. Ici, coaune sur les sculptures précitées, le cavalier étend le bras gauche et impose sa main sur la tête d'un personnage qui semble prêter un serment , tandis que deux autres ^ placés devant son cheval , paraissent Timplorer. Derrière ce cavalier sont quatre rangs de personnages superposés; leur costume est semblable à celui dont sont revêtues les figures des bas-
reliefs de Châpour. A droite du tableau , et faisant face à œux-ci, sont encore d'autres personnages très-rap proches les uns des autres et dont on ne voit que les têtes. Ils ne portent aucune coiffure, non phis que les trois qui sont devant le cavalier, et ils ont un aspect général qui peut les faire prendre pour des Romains. Soua les pieds du cheval est un individu étendu à terre. On doit penser que c'est là encore un de ces nombreux cadres sculptés sur les rochers, qui se retrouvent dans diflérentes contrées de la Perse, et daas lesquels le roi Châpour s'est plu si souvent à retracer le sou-
venir de sa victoire sur riofortuné Valérien. Sur les autres bas -reliefs du même genre, dont j'ai parlé , le monarque sassanide s'est fait mettre en regard de Fempereur romain dans les fers. Ici, à en juger par les lauriers et les bandelettes qui ceignent la tète dd f ersoUMi^e éteadn à terre, Châpour aurait voulu faire subir une humiliation plus grande à son prisonnier et représenter Valérien foulé aux pieds de son cheval. S'il est permis de donner une signiBcation aux détails de ces sculptures trop souvent énigmatiques , on pourrait expliquer Texiensicm idu bras et i'apposiiioD de la main du roi sassanide sur la tète du personnage debout et libre devant lui , par la remise de la pourpre impériale , qu'il fit à un homme obscur nommé Cyriadis , en présence de l'armée TKHMâM capiive -que figurent les têtes à droite du iableau. (3e bas-rdiaf a un grand dévelop4)eai^nt , mais son exécu^ tien est lrès-f;rosâière ; de ious ceux de la même époque, ij esl ceriainement Tuodes moins remarquabfes par le travail.