DU SECOND VOLUME
(4). En effet on a vu souvent, dans les royaumes d'Asie, des eunuques prendre part aux affaires de l'Ëtat. On en a vu même devenir des hommes de guerre remarquables , et déployer une énergie que les idées qu'on se fait en Europe sur ceux qui ont subi cette dégradation ne laisserait pas soupçonner. Ce rôle des eunuques leur a été plus souvent encore dévolu dans l'antiquité ; les sculptures assyriennes notamment en font foi , car il n'y a pas un bas-relief représentant une scène de guerre , une fête , où Ton ne reconnaisse plusieurs eunuques, ou combattant, ou partageant les honneurs d'un festin royal.
(?). Le nom de Tourâh est celui que l'on donne à l'ornement royal qui surmonte la coiffure du souverain de Perse , et qui consiste en une guirlande de diamants au-dessus de laquelle s'élève une aigrette également formée de diamants. Mehemet-Chàh portait la tourâh attachée , sur le côté gauche , à son bonnet de peau d'agneau noire.
(3). Meuhtamét ou Afôiemad, ce qui rend mieux la prononciation de ce mot qui est arabe , est l'abréviation de Môtemad ond dcvlèl , qui signifie : celui en qui l'empire met sa confiance. C'est un titre honorifique très-rarement accordé à certains ministres ou conseillers de la couronne , qui ont rendu des services signalés au trône ou au pays.
(Je dois cette note à l'obligeance du savant philologue M. Razimirski-Biberstein qui accx)mpagnait l'ambassade de M. de Sercey en qualité de drogman pour la langue persane , et dont j'ai eu plusieurs fois l'occasion de louer le savoir intelligent.)
(4). Par ce mot Sakkas on désigne les porteurs d'eau, ceux qui la distribuent à domicile ou la vendent au verre dans les rues et les bazars. La désignation de Kalioûndji appartient au préparateur de pipes , qui , pour une menue monnaie, donne à fumer aux passants. Ce mot se compose de Kalioûn^ qui veut dire pipe, et de la terminaison turque dji qui, ajoutée au substantif par lequel on exprime la chose , indique celui qui l'exerce , en fait métier , ou la
'>U VOYAGIi EN PEKSK.
vi'iul,— c'est ainsi que I'od dit : VM> /i"^' tvffekdji,fiuiiier; kalk, àa kalkdji, batelier.
(S). On appelle Kadok une espèce de toile de coton , forte et assez sière ; c'est un gros calicot , que l'on fabrique en grande quantité k Ispatu on le blanchit sur les bords du ZtmdéroM dont les rives ou les Ikû, i les eaux sont basses , sont envaliis par des ouvriers occupés à lavei étendre au soleil , les longues pièces fe cette étoffe On la l«int de nuance , ou on rimprime de plusieurs couleurs sur fond blanc. Le pr d'impression est fort simple; il consiste simplement en un morceau ilc SUT lequel sont gravés les dessins à reproduire, le plus généralemen Heurs et des oiseaux ; on enduit les diverses parties de celte gravure sur des couleurs propres à chacune d'elles, puis on l'applique avec la mai l'étoffe. Le résultat est certainement li^a-imparfait , mais le moyen est dilir, et ces toiles perses ne laissent pas de produire beaucoup d'effe l'élégance des dessins et la vivacité des couleurs. — Il faut reinarqnei c'est aux Persans que nous devons les belles étoffes auxquelles nous . donné leur nom, et que s'ils font moins bien que nous, ils ont él maîtres.
(6). Toutes les ruines restées à la surface du sol , comiAe celles qui oi découvertes, constatent ce fait. Le palais de Takht -i- njemehid » Persepolis , celui qui était enfoui à Kkorsabad prés de Mu8soul , et qu attribue à l'époque ninivite. aussi bien que le Kouloûnjouh. en face de dernière ville , ou le Mudjelibéh de Babylone , ont été construits en des élevés, ou Bur des terrasses construites pour les faire dominer. On est, d' ces exemples , en droit de considérer cette coutume comme une règle raie.
(71 . Les historiens de Perse racontent que les officiers de Nadir-Chfth , gnés de ses cruautés et des spoliations ébonlées par lesquelles il grossisse trésors déjà immenses , poussés par le clergé dont ta richesse et l'infli avaient considérablement diminué sous le régne de cet usurpateur , résol de le mettre à mort. N'osant l'attaquer , ni l'assassiner au grand Jour , ils Gtércni de son sommeil pour l'écraser sous le poids de sa lente qu*ils re sërent sur lui, et dont le mât lui fracassa la tète.
(8) . En effet , on a trouvé sous la couche épaisse de terre qui recouvn ruines du monument assyrien de Ahortabad , quinze salles toutes d'habil ou d'apparat.
(9). Dans la religion des anciens Perses, Ormuzd était la divinité dont nuence bienfaisante se répandait sur les hommes , tandis que bous le A'Jhrimane ils désignaient le génie du mal , celui dont le pouvoir occulte battait les bons instincts , et cnsendrail les vices en donnant naissance à les malheurs qui atOigeaient la terre.
(40). Ce rapprochement que l'on peut foire entra la fone des
sentées sur les bas-reliefs assyriens de Kborsabad^et le trône du roi de Perse à Persepolis, semble indiquer une origine commune. Sur les sculptures des deux localités, ces sièges se composent en effet, d*un dossier élevé , porté sur des pieds ornés de tores superposés , et terminés par des pattes de lion , avec des traverses qui en assurent la solidité.
(H). Voici ce qu'Hérodote raconte d'Ecbatane: « Les Mèdes élevèrent
<( cette ville forte et immense , connue aujourd'hui sous le nom d'Ecbatane , « dont les murs concentriques sont renfermés Tun dans l'autre et construits de « manière que chaque enceinte surpasse l'enceinte voisine de la hauteur des « créneaux. » (Clio^ liv. i*'.) On voit, d'après le témoignage de l'historien de ces temps antiques , que c'était un système adopté par les anciens.
(12). A Ctésiphon et à Khorsabad, nous avons retrouvé des fragments de charpente en bois dont la nature indique d'une manière évidente l'espèce , arbres verts , cyprès ou cèdres.
(13). Sur ma tête , sur ta tète , en turc bachim-ustùndèh , bachin'Ustéf^ dèh ; c'est une expression turque très-usitée qui indique une protestation , un serment; elle équivaut à : fen réponds sur ma tète,.,
.(41). Les Yezidis forment un ensemble de plusieurs populations répandues en Mésopotamie , principalement au nord du Djezirèh , qui passent pour professer une religion dont le culte s'adresse au Démon ou Cheitem, Ils prétendent que j4ll€Ûi ou Dieu ne faisant pas le mal , les hommes doivent de préférence implorer le Dia6/«, qui peut en faire beaucoup. Toutes leurs prières s'adressent donc au Diable , et ils ont , assure-tron , des pratiques abominables bien dignes de l'objet de leurs adorations. Les Yezidis sont trè&dangereux, et détestés par les musulmans.
(45). Le consulat général de Bagdad a été, en effet, supprimé, en 4848, après une existence de sept années seulement.
(46). Ce que l'on sait de la construcCion du Kouïoundjouk , à Mossoul, et du monument découvert à Khorsabad , correspondant tous deux aux restes de Ninive , prouve bien en effet que telle devait être celle du Mudgelibèh , et explique sa ruine complète.