SARRASINS
joug de ces terribles ennemis. Les villes qui échappèrent * '*• au fer et au feu tombèrent en ruihe faute d'habitants ; la
population diminua d’une manière effrayante ; les rhamps • :
lurent abandonnés; les monnments d'utilité publique, tels . *■
que roules, aqueducs , etc., furent détruits. Enfin, pour comble de malheurs , les habitants qui survécurent se virent réduits à la dure et toujours funeste nécessité d’im- ■ . \ • plorer. le secours de défenseurs étrangers,. a »
Les papes, dont le jiouvoir temporel s’accroissait de Pni«.iu>n><iç»
jour en jour,- crurent alors, avoir droit à la souveraineté àaigi
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Ils curent à ce sujet des démêlés avec plusieurs rois lom- la,uur‘ hards.
Charlemagne, en 774, ajiffnt vaincu Didier, le dernier de ces monarques, 'fit rentrer sous la domination cfe l’Église ce qui lui avait été enlevé (1). . * '.•«•
Louis-le-Débonnaire, successeur'de Charlemagne , ra- Confinrnüon tifia cette donation, et y ajouta vraisemblablement plusieurs états * entre autres la Sardaigne, où les papes enT “‘rc'8<'; voyèrent un gouverneur (2). C’eçt de cette époque que • ,
semblent dater les nouvelles prétentions de la cour de - » • . *
Rome sur l’îlé ? et voilà pourquoi elle en disposa dans la ' * .
sûite à son gré en faveur de plusieurs princes.
Lés Maures, que nous ayons déjà vus en 709 aborder en Sardaigne; y continuèrent leurs excursions, et réduisirent çe pays à la dernière extrémité ; mais ils ne s’en ren- . dirent jamais exclusivement maîtres (3). •'
(i) Cambial, t. I, lib. lit, p. 56.’ , .,
(?) Cambiagi, Incn cilato. s ’• :
(S) y oyez à ce sujet la note très intéressante de M, Reinaud, à la page 208 de sdn bel ouvrage sur les . invasions des Sarrasiris en France et en d’autres contrées, publié en j 836. M. Reinaud réfute l’opiniou des ‘auteurs «pii ont cçu qu’en 1)70 le kalife Moezz , dont
de la Sardaigne comme à celle de plusieurs autres états. Wr j.
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32 L1VRK I. APERÇU HISTORIQUE.
Mu»t,nii .les Vers l’an 1000, un Muset, roi des Maures, vin! à ce
M.ur», . cUbl* . , k, . , , , „ v
« r^Milcocp 4qu il para.! des .les Baléares et aborda en Sardaigne, et,
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après s être emparé de plusieurs points de 1 de, fixa sa résidence àCagliari. On prétend que c’est ce même Muset qui, cinq ans plus tard, eut l’audace de pénétrer jusqu’aux faubourgs de Pise : il aurait probablement détruit cette ville sans le courage de la fameuse Chinzht (r),
» i^.pp, j«n A la nouvelle de cette conquête et de l’état déplorable Mdc eu Sardaî- de la Sardaigne sous ces barbares, le pape Jean XVIII, gne iw, touché de compassion, prêcha une espèce de croisade contre les musulmans, promettant là possession de l’île à > quiconque la délivrerait du jong africain.
Les Pisans furent les premiers à se présenter, et arlu-iviirjctfusrf. mèrent une flotte respectable avec laquelle ils parvinrent • à chasser Muset (2) ; mais celui-ci revirit bientôt après, et
wcommit dans Pile des cruautés inouïes. Alors le pape ■ioi5. Benoît VU, ayant mis tout en œuvre pour organiser une seconde expédition , eut le bonheur de réunir pour cette " cause les deux républiques de- Gênes et de Pise.
M*»* , Étouffant tout sentiment de haine et de jalousie, ces iium; coalitions. deux fières rivales consentirent à se rapprocher et à com- J biner leur descente en Sardaigne. Selon quelques au-
. , les srmoes venaient de conquérir l’Egypte, aurait passé une année
<Un> l’iis de Sardaigne, avant de se rendre dans se* nouveaux • états : une véritable occupation de cette île par les Sarrasins serait, selon ce Savant, sans fondement. Moeu-, avant de partir pour l’Égypte , aurait passé ub an dans le château de plaisance appelé Sttrdauya, qui était Situé en Afrique, dans les environs de Cayroan.
, Ce château fut ainsi nommé parce qti’il avait été peuplé des Sardes
faits captifs dans les invasions précédentes , et conduits en cet endroit pour y former une espèce de colonie.
(i) f'ojr a. T Rose ! , Annaü pisani, iooS ; SmmohdI , Hepubtiq. Uni, vol. I, ch. 5, p. 544-
• (a) Selon Cambiagi, les Pisans établirent alors -pour juge, ou
gouverneur, un 'nommé Guillaume (CaitaiAci, vol 1, lih. ni, p.6a )