‹ Voyage en Sardaigne (volume 2)Chapitre 132 sur 193 · CRUS · texte numérisé non relu

CRUS

NOMS

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Manicula ,

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XliplMCit. ...

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A la simple inspection de la planche II , que nous ver nons d’indiquer, il est facile de juger que, par rapport à sa plus grande simplicité et à sa fprrae , en quelque sorte primitive , l’araire du cap méridional doit être beaucoup plus ancien que l'autre. C’est pourquoi je suis tenté de voir dans le premier, sinon Varatrum simplex des anciens (qui, d’après les notions modernes, était formé d’ûne seqle pièce), du moins la charrue composée la plus antique , et précisément celle que Suidas nomme charrue fabriquée, » Mr«n<wnr. Je croirais même y trouver la ■véritable charrue romaine, telle qu’elle était avant qu’on y ajoutât les deux oreilles, binœ aures. Si l’on a cru

CIlAP.tr. CHARRUE.

pouvoir la rfeconnaitre dans la France méridionale , ne doit-on pas la chercher avec d'autant plus de raison en Sardaigne? En effet, existe-t-il dans toute l’Europe un pays où la langue , les usages et les vêtements des anciens Romains se soient conservés, plus long-temps et aussi parfaitement que dans celte île?

. Puisque vraisemblablement ce furent les Romains qui in»irumcm» introduisirent l'agriculture en Sardaigne, et qui la por- ciens Humains, tèrent au plus haut point où elle y soit jamais parvenue, on doit croirç que les instruments aratoires dont se Servirent les insulaire; à cette époque furent ceux du peuple dominateur. Si l’on considère ensuite que depuis la chute de l’empire jusqu’à une époque très récente, la culture des terres ne put faire et ne fit plus de progrès dans cette Me, on supposera, non sans raison, que les instruments de labourage et de charroi restèrent au point où ils se trouvaient à l’époque de la décadence de l’agriculture et de la cessation des communications par la destruction des routes.

Si l’on réfléchit de plus que la classe des habitants de la campagne est dans tous les temps et dans tous les lieux pelle qui se prête le plus difficilement aux innovations, et que même l’on a trouvé dans quelques contrées du continent des traces très remarquables d’instruments ruraux en usage- chez les Romains , faut-il donc s’étonner de voir 1r charrue de Virgjle, ou peut-être même celle de ses pères, tracer encore de6 sillons sous la main de ces paysans qui ; de nos jours, portent, aVec la maslruca nationale, le sagum des maîtres du monde ; qui emploient le plaustrüm jiour chariot , eJ le verutum pour arme ; qui conservent les parany m plies à leurs mariages et les præficœ . à leurs enterrements ; qui célèbrent annuellement les f fêtes d' Hermès et de AJaïti; 'enfin , qui prononcent encore dans leut langage familier, les mots lorum , - domus ,

mensa , cras , etc., pour exprimer courroie, maison , table, demain P A l'appui de cette opinion , j’offre ici le dessin que j'ai exécuté moi-même d'une médaille romaine inédite, d’un travail très barbare, trouvée dans les ruines de la ville de Cornus, et fort probablement frappée en Sardaigne (1). On y voit une charrue telle que la représente notre ftg. X de la PL II de notre atlas. La séparation de l’age et du timon y est très marquée.

L’igo Qui ne reconnaîtrait dans la pièce d, Jig. 1, celle qu’Hésiode (2) nomme yo»r, et qu’il décrit comme un bois recourbé que l’on enfonçait (3) dans le sep, 'ixvft* (b)? Ce bois était 6xé au timon, brroZc tùt ( d f), parle moyen de clous ou de chevilles.

(1) Nous reviendrons sur cette médaille dans la deuxième partie

île cet ouvrage. Feule chevalier D. L. Baille en possédait deux autres Semblables , également trouvées en Sardaigne, et moins gâtées par le temps; j’ai cependant préféré donner le dessin de Celle-Ci, parce que sa provenance des ruines de l’ancienne ville de Cornus est positive. . .

(2) 1 lisions , v. 437 et suivants. ,

(3) Les personnes qui s’occupent de ce Sujet doivent faire attention h l’expression d’Hésiode ; .

>v»v.— iv ou/juru Tnçai,

qui convient très bien à l’agc (d);" et qui ne saurait sc rapporter au

sep (4). '• i « .

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